Bien que devenu grande cause nationale, le diabète reste une maladie méconnue. C'est pourquoi, du 6 au 13 juin, se tient la semaine nationale du diabète. Dépistages gratuits, ateliers, conférences, autant d'outils pour apprendre à reconnaître les signes de la maladie mais aussi à la gérer au quotidien.

Cependant, si l'on entend de plus en plus parler de ce mal par le biais des médecins ou des médias, les malades, eux, sont rarement interrogés. C'est pourquoi nous avons tenu à donner la parole à Mme G., souffrant de diabète depuis 2001.

Blasting News: De quel type de diabète êtes-vous atteinte?

Mme G.: Je suis atteinte de diabète de type II, c'est-à-dire celui qui se déclare aux alentours de 40 ou 50 ans en raison d'une insuffisance de production d'insuline par le pancréas.

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Ce type de diabète doit être particulièrement pris au sérieux car lorsqu'un membre d'une famille en est atteint, on est sûrs à 90% qu'il touchera les autres membres de la famille.

Quelles difficultés éprouvez-vous face à votre maladie?

Comme c'est une maladie au long cours, qui détruit les organes petit à petit, la principale difficulté est le déni. Quasiment tous les diabétiques "refusent" d'admettre leur maladie et peinent dans sa gestion au quotidien. Ensuite, il y les innombrables dextros (piqûres au bout des doigts pour mesurer le taux de sucre dans le sang) avant et après chaque repas (et/ou activité), les injections d'insuline, le fait de devoir manger dans les 5 minutes qui suivent l'injection (d'où la difficulté à sortir), etc.

Et bien sûr, il y a un côté financier compliqué... D'abord, il faut des repas extrêmement équilibrés et sans revenus suffisants, c'est difficile.

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Ensuite, il faut absolument avoir une activité physique régulière, ce qui est également complexe en fonction des revenus. Sans compter que tous les soins nécessaires à un diabétique ne sont pas pris en charge, comme le podologue par exemple, alors que nos pieds sont à surveiller de très près.

Vous fait-on part des avancées scientifiques qui concernent votre maladie?

Je ne sais pas si c'est dû à la taille de la ville où je réside mais non je ne suis pas tenue au courant des nouveautés en matière de traitements.

Vous ignorez donc tout du développement d'une insuline en poudre par les laboratoires SANOFI ou encore du "patch" qui mesure le taux de sucre durant 14 jours sans avoir à vous piquer les doigts?

C'est vous qui me faites connaître ces avancées, je n'en avais pas connaissance et pourtant nous serions très nombreux je pense à apprécier d'éviter les dextros et autres injections.

Quelles seraient selon vous les améliorations à apporter dans la prise en charge de la maladie?

Je pense qu'il faut d'abord mettre l'accent sur l'information de l'entourage et du public.

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Il est important que les familles sachent faire face au diabète, qu'elles soient au courant qu'un régime ne suffit pas à éradiquer le problème, que ce n'est en aucun cas "une maladie de gros", que le stress fait augmenter la glycémie et donc les risques liés, que chacun des membres sache repérer et réagir en cas d'hypo ou d'hyperglycémie.

Par ailleurs, une meilleure information quant aux nouveaux traitements, y compris en phase d'essai et avec proposition de participer aux tests, serait une bonne chose, ainsi qu'une prise en charge de tous les soins liés plus au diabète par la sécurité sociale. #Médecine