Réunis en grand-messe lors du congrès mondial annuel de la cancérologie qui se tient à Chicago, les chercheurs se sont rejoins sur une même conclusion : " Il faut plus de chimiothérapie et la mettre en place plus tôt !". Un constat qui fait suite à trois études nommées "GETUG 12" menées par le Professeur Karim Fizazi de Gustave Roussy à Villejuif.

La prise en charge des malades atteint de ce type de cancer, jugé à haut risque, se fera dès le début, selon un protocole utilisant l'hormonothérapie et la chimiothérapie. Jusqu'à présent, la chimiothérapie ne fonctionnait pas sur ce type de cancer, mais l'étude réalisé par Karim Fizazi a permis la mise en lumière d'une nouvelle molécule,à base de Docetaxel, qui, administrée durant 18 semaines, permettra d'apporter au patient un bénéfice très important, sans toxicité supplémentaire, et augmentera la survie des patients sans rechute de 62 % sur une durée de 8 ans.

Publicité
Publicité

Un pas considérable !

Cette étude française, dont les résultats sont très encourageants, vient supplanter le traitement actuel qui était jusqu'à présent basé uniquement sur l'hormonothérapie. Une réelle avancée donc, sachant que c'est le cancer le plus fréquent chez l'homme, avec 55 000 cas rapportés en France, et 8 000 morts. Un triste bilan que l'Américan Society of Clinical Oncology (ASCO) qui rassemble 30 000 professionnel venus des quatre coins du globe au congrès de Chicago, n'a pas manqué de déplorer.

Le protocole chimio - hormonothérapie est par conséquent une innovation des plus prometteuses sachant que les malades gagneront deux années de vie (sur un cancer avec métastases) et 30 % de rechute en moins. Alors lorsque l'on considère qu'un homme sur neuf déclarera un cancer de la prostate au cours de sa vie (surtout après 50 ans), que l'augmentation de l'espérance de vie contribue a l'accroissement de ces chiffres, la prise en charge de ces patients est une priorité pour les chercheurs qui n'ont de cesse de trouver les protocoles qui feront enfin reculer les cancers. #Médecine