L'épidémie mondiale de tabagisme tue presque 6 millions de personnes chaque année, notamment plus de 600 000 non-fumeurs qui meurent du tabagisme passif. Si rien n'est fait, cette épidémie tuera plus de 8 millions de personnes chaque année d'ici 2030. Plus de 80% de ces décès sont évitables et se produiront dans les pays à revenus faibles ou intermédiaires.

Le #Cameroun compte près de 4 millions de fumeurs actifs, soit 17,5% de sa population. 15% des jeunes de 15 ans s'adonnent au tabac, avec une prévalence très élevée en milieu scolaire. Le Ministère de la Santé Publique souligne également que plus de 5 millions de Camerounais, dont 60% des jeunes de 20 à 25 ans ont expérimenté une drogue dure.

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Au Cameroun, « le tabac fait deux fois plus de ravages que le VIH, avec 66 000 décès chaque année ». Selon l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la #Cigarette tue un fumeur sur deux. Les conséquences du tabagisme sont plurielles. Le tabac est principalement responsable de 38% des décès liés à la tuberculose, 32% des décès causés par les cancers et 20% des accidents cardio-vasculaires. Ce fléau est l'une des causes principale de la mort subite du nourrisson.

Au plan économique

Chaque année l'État et les entreprises locales perdent près de 30% des recettes douanières dues au commerce illicite. Selon le groupement inter-patronal du Cameroun (Gicam), cela représente une perte mensuelle d'environ 4 milliards de FCFA. Dans le monde, selon certains études menées par la communauté internationale douanière, le marché illicite des produits du tabac représente jusqu'à une cigarette sur dix consommées.

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La commission européenne estime que le commerce illicite pour l'Union Européenne et ses États membres représente un manque à gagner de plus de 10 milliards d'euros par an sous forme de recettes fiscales et douanières.

Face à cette situation, le Cameroun a montré sa volonté de lutter à travers plusieurs mesures déjà prises. Ainsi, en 2004, le pays ratifie et adhère aux objectifs de la convention cadre pour la lutte anti-tabac (CCLAT) de l'OMS, visant à réduire la demande et l'offre du tabac.

À cela s'ajoute la Loi qui régit la publicité au Cameroun en interdisant les publicités en faveur des cigarettes et autres produits du tabac dans les différents médias sur le territoire national. Un an plus tard, on souligne l'arrêté conjoint du Ministère de la Santé et du Commerce qui institue au Cameroun le marquage obligatoire des paquets, des boites, des coffrets et de tout autre emballage de produits à base du tabac et qui sont commercialisés sur le territoire camerounais.

Ce qui constitue une mise en garde des consommateurs à propos des risques graves auxquels ils s'exposent et exposent leur entourage en matière de santé.

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Puis viendra une autre loi en 2009. Celle-ci a a institué les vignettes sur certains produits manufacturés localement ou importés. Elle sera accompagnée d'un décret  qui fixe les modalités de mise œuvre de celle-ci. Cette mesure vise à sécuriser l'espace économique national et à donner plus de traçabilité aux consommateurs en veillant à ce que les produits qui entrent sur le territoire camerounais soient identifiés, de même que sa structure de production et son transfert à travers les frontières.

Loi anti-tabac au Cameroun

La Coalition camerounaise contre le tabac (C3T), se mobilise afin de réduire les dégâts de ce produit à travers un Projet de loi anti-tabac. Depuis 2011, la loi anti-tabac devrait à échéance interdire de fumer dans les lieux publics et collectifs, ainsi que dans les formations sanitaires et lieux de travail.

Les interdictions devraient aussi s'appliquer aux établissements scolaires et universitaires, aux transports publics, bars, restaurants, aéroports, boites de nuit et autres lieux de convergence. De même, qu'il sera interdit de fumer dans tous les lieux en présence de personnes non-fumeurs ou de personnes à risque (nourrissons, mineurs, femmes enceintes et malades). Ce texte entend également interdire la vente des cigarettes aux mineurs et dans les établissements scolaires.