La maladie d'Alzheimer, cette pathologie souvent diabolisée, instaure beaucoup de crainte auprès de chacun. Les symptômes de cette maladie neurologique sont nombreux et bien souvent désoeuvrant pour les proches. La maladie d'Alzheimer est ce qu'on appelle une maladie dégénérative, c'est à dire que l'atteinte est progressive : le cerveau sera de plus en plus touché au fur et à mesure de l'avancée de la maladie. Cela aura pour conséquence de voir apparaître de plus en plus de symptômes, qui seront eux-mêmes de plus en plus intenses. Les troubles de la mémoire sont les plus connus mais de nombreux autres symptômes peuvent apparaître (graph 1).

Mais attention ! Tous ces symptômes n'apparaissent pas pour tous les malades ni en même temps.

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! Voyez-vous où je veux en venir ? La prise en soin d'une personne atteinte de la maladie d'Alzheimer ne peut pas être "standardisée", l'aidant doit absolument s'adapter au malade. Ce point est très compliqué à appliquer au vu du peu de budget dont dispose les EHPAD (Etablissements pour Personnes Agées Dépendantes). Cela engendre souvent des crispations au niveau du personnel soignant.

Les oubliés de la prise en soin du malade d'Alzheimer sont les proches, qui sont le plus souvent en grande souffrance psychologique et expriment un profond sentiment d'impuissance. La maladie d'Alzheimer est une maladie de la #Famille ! A l'origine d'une grande partie de cette souffrance on retrouve la mauvaise connaissance de la maladie.

Qui parmi vous ignore que le plus grand symptôme de la maladie d'Alzheimer est le trouble de la mémoire ? Mais qui peut admettre connaître le fonctionnement de la mémoire ? Et pourtant connaître cela pourrait changer notre manière d'appréhender le malade.

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Saviez-vous qu'il existe non pas une mais plusieurs mémoires ?  Et saviez-vous que certaines mémoires ne sont pas affectées par la maladie d'Alzheimer ?

Sur le graph 2, vous voyez que les mémoires procédurale et émotionnelle restent préservées lors de l'évolution de la maladie d'Alzheimer. En pratique ? En ce qui concerne la mémoire procédurale, cela permet d'aider la personne qui aura perdu en autonomie. Par exemple le malade ne pourra plus manger seul car il ne reconnaîtra pas les couverts. Mais en l'aidant a reproduire l'automatisme du mouvement de manger, on observe que le malade peut manger seul, ayant ainsi juste besoin d'aide pour amorcer ce mouvement.

En ce qui concerne la mémoire émotionnelle, elle est très importante pour les proches. Par exemple, un malade ne se souviendra pas des détails d'une rencontre et des personnes présentes. En revanche elle se souviendra via l'état émotionnel dans lequel elle était lors de cette rencontre, en positif ou en négatif : si le moment passé était agréable, en revoyant la personne, le malade sera apaisé.

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Au contraire si le malade passe un moment chargé de tensions avec une personne, en la revoyant, le malade sera tendu et irritable.

Si vous êtes dans cette situation, peut être cela évoque-t-il des évènements passés. Parfois le proche est tellement en souffrance que la relation avec le malade est très tendue, voire même bloquée : peu ou pas de communication verbale, malade parfois "agressif" et surtout beaucoup d'incompréhension. Dans ces cas-là, c'est simple : communiquer avec le malade sur des choses - des émotions - dont il se souvient, des évènements anciens et chargés en émotions :

  • Revoir des photos d'un mariage, des enfants, de vacances, ...
  • Faire en sorte que le moment passé avec le malade soit chargé d'émotion positive : partager un repas apprécié, partager un moment de détente (massage, instant beauté (coiffure, maquillage, ...), pour que, quand vous reviendrez le voir, il vous reconnaîtra au travers d'émotions positives !

Ces approches émotionnelles sont d'une grande aide pour les proches et peuvent aider tous les acteurs à traverser cette maladie avec un peu plus de facilité !

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