L'aulacode, appelé en Côte d'Ivoire AGOUTI, est l'une des chairs les plus appréciées dans ce pays, depuis les gargotes au restaurant classe et luxueux. Que l'on soit petits travailleurs ou cadres supérieurs, tout le monde est logé à la même enseigne. Dans certains quartiers populaires comme Yopougon ou Abobo, dans le district d'Abidjan, capitale de le Côte d'Ivoire, il existe des complexes de restaurants qui offraient l'Agouti comme principal menu du jour et avec grand succès. C'était l'époque des vaches grasses ; les affaires marchaient très bien et la clientèle était bien abondante.

 

Hélas, avec l'avènement de la fièvre hémorragique #Ebola, la clientèle s'est faite bien rare, et avec les messages du gouvernement fermes et sans équivoque, personne n'osait prendre le risque d'aller en prison pour avoir vendu la "viande de brousse", comme l'on l'appelle bien en Côte d'Ivoire.

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Des récalcitrants qui ont payé bien cher pour servir d'exemple à ne pas suivre ! Avec ces effrayantes images vues à la télé au Liberia, Sierra Leone et en Guinée, prudence et frayeur se conjuguaient à tous les temps.

 

Et voilà que les grands chasseurs d'agoutis, qui faisaient fortune dans leur job, étaient presque à la "retraite anticipée", puisque même dans les villages, personne ne se hasardait à goûter ce qu'on pourrait bien appeler le caviar local et dans la même veine, une autre menace apparaît au grand jour. Ce vrai moment de répit pour toute la faune des forêts et savanes africaines lui a donc permis de se démultiplier dans ses zones de prédilection, et ceci en toute tranquillité, puisqu'aucun prédateur humain, qui menaçait jusqu'à son existence, ne s'y intéressait désormais !

 

Le vrai drame, on le rencontre dans les régions à forte production de tubercules, comme le manioc et l'igname, que l'agouti adore tellement.

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Pour faire d'une pierre deux coups, les propriétaires de plantations couplaient leurs plantations avec de nombreux pièges autour, certes pour protéger leurs cultures, mais pour aussi avoir de la bonne chair à consommer ou à vendre à bon prix aux restaurants ou personnes physiques, engrangeant ainsi de bonnes ressources additionnelles. Mais avec Ebola comme menace, aucun d'eux n'ose poser des pièges, pour éviter tout contact contagieux avec l'agouti.

 

Pire, dans le temps, le planteur qui croisait un agouti en brousse le poursuivait avec ses chiens de chasse jusqu'à le tuer pour le manger, mais désormais, c'est bien le planteur qui se met à fuir quand il croise cet animal sur son chemin ! C'était donc libre quartier pour ces agoutis, qui ont eu le temps de créer une importante population pour dévaster des champs entiers de manioc et d'igname… On croirait qu'ils tiennent bien leur revanche sur ceux-là même qui les décimaient systématiquement comme s'ils voulaient les voir disparaître à jamais !

 

Alors, casse-tête chinois : si le planteur place des pièges, ne serait-ce que pour protéger sa plantation, il se retrouvera avec de nombreux cadavres d'agoutis dans sa plantation en état de putréfaction, avec risque de contamination certain de tous ceux qui passeraient non loin.

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S'il ne le fait, pas ses cultures seront menacées de dévastation par ces rongeurs!

Alors que faire ? Telle est la question !

 

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  #Médecine #biologie