"Le périnée est un amortisseur de pression, il compense ce qui se passe au-dessus. Et ça, tant que les gynécologues, les médecins, les éducateurs sportifs, les professeurs de fitness, les entraineurs,… ne l’auront pas compris et modifié leurs pratiques, il y aura des dégâts !". Isabelle Reynaud est kinésithérapeute en Avignon. Elle a créé une association, "Sport et Spécificités Féminines" dont l’objectif est pousser un cri d’alarme contre des pratiques qui peuvent être "dangereuses" pour le corps des femmes, notamment dans le domaine sportif. "Aujourd’hui, de plus en plus de jeunes filles et de femmes ont une activité physique régulière, footing, zumba, pilates, crossfit,… et pratiquent, sans le savoir, des exercices peu respectueux de leur anatomie, avec des répercussions sur leur quotidien et leur sexualité. Car l’anatomie féminine nécessite une approche spécifique dans la pratique du sport", explique Isabelle Reynaud.

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Mais le périnée, qu’est-ce que c’est au juste ? Parce qu’il est "invisible", il est mal connu, en particulier des hommes qui en possède un aussi ! Ce plancher, situé entre le pubis et le sacrum, est constitué de muscles et de tissus de soutien. Il maintient en place les organes du petit bassin (vessie, utérus, rectum) et amortit les pressions lorsque nous courons, sautons, toussons. Comme il enserre trois orifices, l’urètre, le vagin et l’anus, il participe à leur fonctionnement : contrôle des sphincters, contractions du vagin. Au cours de notre vie, plusieurs facteurs peuvent l’endommager, le distendre et l’empêcher d’assurer ses fonctions. C’est pourquoi il est important de l’entraîner comme n’importe quel autre muscle.

 

"Le souci majeur est que les fuites urinaires sont banalisées", souligne Isabelle Reynaud.

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"Beaucoup de femmes pensent que c’est un problème courant, donc inévitable. Les publicités pour les protections féminines n’arrangent pas les choses : on y voit des jeunes femmes courir, danser, laissant penser qu’il faut faire 'avec'. Les problèmes peuvent commencer dès 13 ans. Les toute jeunes filles ne veulent pas aller aux toilettes, parfois sales de leur établissement, par souci d’hygiène. D’où des problèmes d’infections urinaires, de constipation. Puis arrivent la grossesse et les accouchements, et trop de peu de gynécologues se préoccupent des conséquences sur le périnée. Les sage-femmes sont plus sensibilisées. Les médecins homéopathes aussi".

 

Un label spécifique

 

Pour son association, Isabelle Reynaud s’est entourée d'une équipe médicale et paramédicale spécialisée dans ces domaines. L’objectif de la structure est :

  • d’informer sur les risques pelvi-périnéaux (fuites urinaires, descentes d'organes,…), que l'on peut rencontrer dans le quotidien comme dans le sport.
  • de sensibiliser les sportives à ce sujet.

 

Et pour agir de façon concrète, l’association a mis en place à destination des professionnels de la forme et du sport des formations pour approfondir leurs connaissances sur les spécificités féminines afin d'améliorer leur pratique.

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Pour les fédérations sportives et associations, des protocoles sont proposés pour la prévention et le dépistage précoce des pathologies de la sphère abdo-lombo-pelvienne. Pour les salles de sport, le label "Sport et Spécificités Féminines" pour attester que ces dernières se sont engagées à respecter une charte de qualité pour certains enseignements proposés à leurs adhérentes.

 

Sur le plan individuel, l’association propose un passeport  qui se décline sur les trois périodes de la vie d’une femme, 15-25 ans, 25-45 ans, + de 45 ans. Des documents à remplir soi-même pour faire un bilan, et qui donne informations et conseils. A se procurer sur le site de l’association.

 

Sport-SF Association

20, Rue du Carré du Roi - 34000 Montpellier - FRANCE

Tél. +33 (0)7 50 35 03 62

contact.sportsf@gmail.com

 

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