La #Dépakine, composée de Valproate, exerce ses effets sur le système nerveux central. D'où la prescription de ce médicament dans le cas de l'épilepsie majoritairement. Or, la prise de la Dépakine (et de ses génériques) est déconseillée pour les femmes enceintes car il engendre un nombre de séquelles non-négligeables sur le foetus. Pourtant, les ordonnances continuent d'être délivrées par les médecins à des femmes enceintes alors que les risques sont bien connus.

 

De multiples dangers pour l'enfant

On relève à ce jour environ 14.000 femmes qui ont consommé de l'acide valproïque en France sur la période de 2007 à 2014, d'après le rapport de l'Assurance Maladie.

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Dans 57% des cas le traitement a été prescrit dans le cadre de l'épilepsie et dans les 43% restants, dans le cadre des troubles bipolaires. Les dangers du Valproate sont connus depuis 1980 : troubles du développement neurologique (retard mental, autisme...), atteintes musculaires, malformations... Le nombre d'enfants victimes de la Dépakine sera divulgué en 2017.

 

Une enquête sur ces composés avait été ouverte en Juin 2015

Les médicaments contenant du Valproate de sodium avaient été soumis à une enquête à la demande de la ministre des affaires sociales et de la santé le 22 Juin 2015. En 2014, il en découle que malgré le risque tératogène (substance qui provoque des malformations chez les enfants), la Dépakine nécessite d'être maintenue même dans le cas de grossesse. C'est en Mai 2015 que de nouvelles consignes pour la prescription ont été indiquées. Pour faire valoir de droit les dommages et intérêts aux victimes, un député soumet l'idée de l'indemnisation. L'association APESAC, qui garantit les droits des victimes, considère qu'il s'agit de 30.000 à 50.000 personnes qui seraient touchées par un handicap plus ou moins grave dû à la Dépakine.

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Le gouvernement, qui a approuvé l'entreprise d'une indemnisation, se voit pris au piège face à la demande car il ne possède pas les fonds nécessaires. C'est pourquoi en 2017 la "flat tax" sera mise en place. 0,1% à 0,2% seront récoltés des bénéfices des produits de santé qui sont pris en charge par la Sécurité Sociale.   #Santé