Apparus dans les années 1980 avec l'avènement de créateurs comme Karl Lagerfeld ou Jean-Paul Gaultier, les mannequins taille 36 puis 34 sont depuis considérés comme les canons de beauté occidentaux. Toutefois, depuis quelques années, la #Mode grande taille s'impose de plus en plus et se veut porteuse d'un message de tolérance envers son corps et d'acceptation de soi. Beaucoup plus saine que la mode "classique", elle cherche à briser les diktats de la minceur et encourage les jeunes filles à ne plus s'affamer ni à se dévaloriser dans l'espoir d'atteindre un idéal impossible.

Si elle est un nouveau souffle pour les générations à venir et un excellent tremplin pour briser les mentalités et la vision du physique, elle fait la même erreur que sa concurrente : l'absence de représentation de la femme moyenne

 

Tailles 38-42 : 50,59% des françaises sont concernées

Selon la campagne de l'Institut Français du textile et de l'habillement de 2006, 50,59% des françaises font soit du 38 (13,3%) du 40 (20,59%) ou du 42 (16,7%).

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Or, il existe à ce jour aucun mannequin médiatisé disposant de cette taille de confection. Parmi les icônes de la mode les plus connues, aucune ne représente la taille standard : Clémentine Desseaux (taille 44), Tara Lynn (taille 48), Kendall Jenner (taille 34), Gigi Hadid (taille 36) et Tess Holliday (taille 54). Pourtant, comme mentionné précédemment, les 38, 40, 42 représentent plus de la moitié des femmes françaises. Même si un 40 français n'est pas équivalent à un 40 anglais ou italien, le problème demeure toujours. 

La question est : pourquoi la mode met-elle de côté plus de la moitié de la population ? Pour faire simple, la taille 38 est -pour la mode "classique"- la taille des mannequins lingerie et n'intéresse pas la mode grande taille car cette appellation est valable pour les vêtements à partir de la taille 44.

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D'ailleurs, et si ces deux représentations de la femme dans les médias étaient dues à la distinction permanente entre la mode et la mode grande taille ? Cela éviterait non seulement ce "vide" entre le 36 et le 44 mais aussi une grande partie des comportements à risque comme les Troubles du Comportement Alimentaire (TCA).

 

La mode doit représenter toutes les femmes

L'actrice Melissa McCarthy est une pionnière puisqu'au lancement de sa collection MelissaMcCarthy Seven7 l'année dernière, elle a déclaré vouloir bannir le terme grande taille le jugeant discriminant. D'ailleurs, tous les vêtements disponibles vont de la taille 36 à 60, sans distinction. D'autres campagnes comme The Nu Project de Matt Blum et Katy Kessler (réalisée en 2015) mettent en valeur le corps de toutes les femmes, qu'elles soient très fines, de morphologie basique ou obèses. 

Outre le fait que la mode fait fi de trois tailles de confection, elle laisse penser qu'il faut absolument être dans "l'un des deux camps" sinon nous risquons d'être catégorisées comme trop maigre ou trop grosse. Les mannequins aux tailles "extrêmes" ne sont pas des exemples à suivre.

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Pourquoi faut-il absolument montrer des squelettes ou des personnes en obésité morbide ? Ce n'est plus un secret pour personne, l'anorexie comme l'obésité sont des maladies très graves. Prenons l'exemple récent de la tenniswoman Marion Bartoli, qui après avoir poussé son régime sans gluten à l'extrême, a affaibli son corps et est dans un mauvais état de santé à l'heure actuelle.

Oui à la diversité, oui à la représentation de toutes les femmes, mais prôner la maladie dans un sens comme dans un autre est une absurdité.  #mannequinat #Santé