L’enquête menée auprès de l’Institut Curie-Viavoice révèle que 2/3 de ses patientes appréhendent mal le traitement du cancer du sein. Pourtant, cette maladie qui a affecté plus de 50000 françaises en 2015 se soigne plus facilement aujourd’hui. Ces patientes n’assument pas en particulier les changements physiques après avoir subi une mastectomie. L’après-traitement est le moment le plus éprouvant, car elles ont l’impression d’avoir perdu leur féminité.

 

Guérir du cancer du sein : passer par le traitement ?

Malgré le progrès scientifique constaté dans le traitement du cancer du sein, les patientes restent de leur côté très sceptiques quant à son efficacité.

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Elles redoutent surtout la transformation de leurs corps après une opération chirurgicale ou une radiothérapie. Cette crainte va jusqu’à un pessimisme poussant certaines à nier l’existence de la maladie, voire, de refuser la thérapie qui leur est suggérée. En outre, le sondage réalisé auprès de l’institut Curie-Viavoice montre que près de 67 % des patientes sont plus affectées psychologiquement que physiquement, et que les conséquences des opérations chirurgicales seraient plutôt liées à ce traumatisme psychologique. Près d’un quart des patientes craint surtout une grande perturbation de leur vie sexuelle, et n’imagine plus avoir un enfant après leurs opérations.

 

Dépistage du cancer du sein : le projet Kdog

Dans le cadre de la lutte contre le cancer du sein, Aurélie Thuleau est en ce moment en train de mettre sur pied un projet de renforcement des outils de dépistage de la maladie. Ce projet nommé Kdog permettra en outre de faciliter le dépistage précoce de la maladie afin d’éviter les complications.

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En tant que chef du projet Kdog, Aurélie Thuleau a pour mission de réaliser des expériences sur des chiens afin d’évaluer leur capacité à détecter des tissus cancéreux dans le sein. Cette initiative permettra surtout de vulgariser les modes de dépistage à domicile.

 

Traitement du cancer du sein : sexualité et maternité remises en cause

Certaines disent ne plus avoir le sentiment d’être une femme après l’ablation du sein. Néanmoins dans certains cas, la maladie peut être traitée de façon moins radicale à travers une radiothérapie ou une chimiothérapie. Quoi qu’il en soit, les conséquences de la maladie sur la reproduction restent un grand frein dans son traitement. En effet, la stérilité est souvent une question abordée par les patientes appelées à se faire soigner de cette maladie. 28% d’entre elles ne veulent surtout pas transmettre la maladie à leurs enfants lorsque l’on sait que 5% des cas de cancer du sein sont héréditaires. Pourtant, elles regrettent de ne pas profiter d’une belle période de leur vie qu’est la maternité. #Médecine #Beauté