Il n'y a pas si longtemps encore, les dentistes prescrivaient de façon systématique la supplémentation de fluor aux plus jeunes. Connu pour son effet cariostatique (qui se fixe sur l'email des dents et prévient ainsi des caries) et plébiscité par le plus grand nombre il y a encore quelques années, de plus en plus de scientifiques alertent sur les dangers bien réels qu'il représente pourtant pour notre santé.  En effet, présent partout dans la vie courante, le fluor, sous ses différentes formes, serait responsable de nombreuses maladies.

 

La fluorose dentaire, cette maladie devenue très courante

La fluorose dentaire se caractérise par des taches blanches sur les dents.

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L'email devient poreux et finit par se dégrader, causant également de petits trous ainsi que des tâches brunes irréversibles. Ingéré en excès, le fluor censé protéger les dents produit donc exactement le contraire, selon le Professeur Anne-Marie Musset qui dirige l'un des plus grands pôles de chirurgie dentaire en France. Les enfants sont particulièrement concernés : plus ils sont jeunes, et plus ils avalent du dentifrice lors du brossage, c'est pourquoi en 2009, la loi a imposé la mention sur les boites de dentifrice contenant du fluor de ne pas dépasser la quantité de "la taille d'un petit pois". Mais les sources d'intoxications ne se retrouvent pas dans les seuls dentifrices : certaines eaux en bouteille, un grand nombre de sel de table... et parfois même dans l'eau du robinet, dont la teneur en fluor peut s'avérer au-dessus de la conformité.

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Il est très facile de dépasser les recommandations quotidiennes qui sont de 1mg/ jour pour les enfants et de 4 mg pour les adultes. C'est pourquoi depuis 2008, il est désormais obligatoire d'inscrire sur les bouteilles d'eau contenant plus de 1,5mg/litre de fluor "ne convient pas aux nourrissons ni aux enfants de moins de 7 ans". Alors pourquoi les médecins sont-ils si prompts à prescrire du fluor ?

 

Le fluor, une vielle histoire industrielle

Au début du 20ème siècle, la société américaine Alcoa a connu un très gros problème concernant le fluor, indispensable à l'extraction de l'aluminium dont elle se servait. En effet, autour de son usine de Massena, les fumées toxiques et la contamination des eaux ont provoqué de nombreux cas de fluorose dentaire, de problèmes de thyroïde et d'arthrite. Face aux tribunaux, la société a donc dû tout faire pour trouver un aspect positif à cet agent toxique qu'était le fluor. En 1935, alors que le scientifique Gerard Cox réalise une étude sur les dents, Francis Frary, directeur de recherches d' Alcoa lui suggère d'introduire le fluor dans ses recherches, afin d'identifier le rôle bénéfique de celui-ci sur les caries.

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Pourtant en 1956 lors d'un correspondance avec un historien, Cox admettra que "Le poison vient de devenir un remède (...) c'est ainsi qu'une petite manoeuvre a fabriqué la grande histoire du fluor."

 

Le problème des PFC (Perfluorcarbure) sur notre santé

Provocant des maladies bien plus graves que la fluorose dentaire, les PFC sont composés d'atomes de carbone et de fluor. Très présents dans l'industrie du textile, ils sont utilisés pour leurs propriétés imperméabilisantes. En 2013, ils ont été classés comme substance toxique prioritaire par l'Europe. "Ces composants s'accumulent. Cela veut dire qu'ils restent dans notre corps. Ils vont dans nos organes, comme les reins ou le foie, et y restent plusieurs années." alerte Manfred Santen, activiste Greenpeace et ancien chimiste. Les PFC génèrent des problèmes de fertilité et semblent également augmenter les risques de déficit de l'attention et d'hyperactivité. On les retrouve dans les vêtements, les chaussures, les sacs de couchage, les duvets, le Tefflon et même... les boîtes à pizza. #Santé #Maladie #Consommation