La #Dépakine. Ce médicament bien connu des épileptiques est aujourd'hui sur le banc des accusés. Responsable de ce que l'on appelle le syndrome du Valproate (du nom de la molécule), ce remède très efficace pour réguler les crises d'épilepsie se révèle néanmoins extrêmement dangereux pour le foetus. Le laboratoire commercialisant la Dépakine, Sanofi, au courant depuis de nombreuses années des dangers de la molécule a pourtant tardé à informer les #Femmes enceintes ainsi que le corps médical. Ce jeudi 22 Septembre, le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire pour "tromperie aggravée".

 

La Dépakine déconseillée aux femmes enceintes

La première alerte concernant la Dépakine date pourtant maintenant de quelques années.

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C'est le Professeur Elisabeth Robert-Gnasia, spécialiste des malformations congénitales, qui a affirmé, voilà déjà 34 ans, que la prise de Dépakine pendant la grossesse augmente considérablement le risque pour l'enfant de développer un Spina Bifida. Suite à cette étude, une notification très succinct sera apportée à la notice en 1986 "Prévenez votre médecin si vous êtes enceinte". 15 ans après cette découverte, d'autres risques sont révélés : QI faible, retards mentaux, troubles du comportement, autisme. Avec ses signes de malformations physiques (nez épatés, déformation des doigts...), le portrait de l'enfant Depakine était établit.

 

Sanofi accusé de ne pas avoir suffisamment informé sur les risques de maladie

Un rapport rédigé en 2000 par le laboratoire lui-même confirme bien les risques de prise de Dépakine encourus par les femmes enceintes.

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Ce rapport compte 54 cas de retard mental et 2 d'autisme. "Ce rapport aurait dû au minimum obliger le laboratoire à informer ses patientes, ce qu'il n'a pas fait, puisque il aura fallu attendre mi 2015 pour qu'une véritable information soit apportée", s'insurge l'avocat en charge du dossier, scandalisé que ce rapport ne dépasse pas la sphère très privée des spécialistes en génétique.  En février 2016, l'IGAS (l'Inspection Générale des Affaires Sociales) accuse le laboratoire de sa faible réactivité. La Dépakine est également commercialisée sous les marques génériques Depramine et Depakote. Elle peut aussi être prescrite pour soigner la bipolarité. #Maladie