Alors si vous n’êtes pas très à l’aise avec vos bruits (ou odeurs) corporels, sachez que pour la médecine chinoise traditionnelle, il est important de ne rien conserver à l'intérieur de soi car l'élimination immédiate des déchets gazeux ou solides est considérée comme nécessaire pour un organisme sain. Bref, c’est sympa et ça met de l’ambiance dans les soirées ennuyeuses. Allez, je te sors la carte oignon (bio) qui bat toutes les cartes « maladies infectieuses ». Bing. Elle bat aussi toutes les cartes « dépenses de pilules anti rhume, bronchite, et grippe ». Bang.

L’oignon vaut bien quelques prouts...

Je l’ai expérimenté il y a peu, contre une bronchite récalcitrante qui m’a valu une semaine d’antibiotiques inefficaces.

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Oui les antibio, c’est pas automatique, mais quand c’est le médecin qui te les prescrit après radiographie du thorax, tu l’écoutes. Et puis, tu ne l’écoutes plus quand il décide de te changer de famille d’antibio et de poursuivre une semaine de plus, car il n’est pas content-content de tes résultats. Je suis une rebelle des comprimés à tout va et j’ai pris les choses en main. J’y suis allée façon Ninja. Zen, j’ai dégainé mon livre de phytothérapie préféré (Secret et vertus des plantes médicinales, Selection du Reader’s Digest) et j’ai foncé couteau en main sur mon filet d’oignons. Mon bouquin recommande des décoctions au coucher, c’est-à-dire, bien cuire (environ 10/15 mn) un oignon coupé en morceaux dans du lait, l’équivalent d’un verre, puis filtrer et boire le jus obtenu, pas les morceaux. Ça, c’est la méthode douce.

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Elle fonctionne aussi très bien.

L'oignon c'est pas pour les mauviettes

D’accord, mais moi je l’ai dit plus haut, j’ai opté pour la méthode hardcore : croquer à pleine dents dans un demi-oignon. Cru. Sinon ce ne serait pas marrant. Trois fois par jour. Bon j’avoue, la première fois j’ai pleuré comme pour l’épisode 9 de la saison 3 de Game of Thrones. Du coup, pour les autres prises, je l’ai mangé en sandwich avec du beurre. En tous les cas au bout de dix minutes après la première ingestion je ne toussais plus. Puis j’ai re-toussé et craché (oui c’est un article un peu scato) certes, mais de moins en moins. En deux jours, pfiouuut, bronchite évaporée dans les vapeurs soufrées. La poésie de l’oignon, vous connaissez ?

Bon, donc ok c’est vrai je n’étais pas très fréquentable pendant ma retraite phyto. Je ne sais pas si vous connaissez le sketch mainte fois re-diffusé avec Valérie Lemercier qui déclare dans « Les Nuls, l’émission » à Alain Chabat/Jacques Martin qu’il sent mauvais dans la bouche… ben voilà.

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Mais avec une bronchite de toute façon on n’est pas fréquentable. Par contre niveau flatulences, comme je suis une princesse cela s’est très bien passé. Ah oui ça peut se déboucher aussi de ce côté là. Du coup, d’une pierre deux coups, tu soignes ta constipation. Et pour les sensibles gastriques ou intestinaux essayez donc d’associer l’oignon avec une carotte qui soulage les remontées acides, régule le transit et une tisane de thym ou de fenouil qui absorbe les météorismes sonores ou vicieuses.

La star de la phytothérapie

Voilà, l’oignon c’est tout bon et on lui prête encore des dizaines d’autres vertus, notamment celle de lutter contre les maladies cardiovasculaires car il fluidifie le sang et abaisserait également le mauvais cholestérol. Il est également très riche en sels minéraux : manganèse, soufre, sélénium... et en vitamines B6 et C. On le dit anti-oxydant. On a compris, ceux qui vieillissent bien ont donc sûrement une haleine de poney. Plus sérieusement, en pleine période de vaccination contre la grippe, si vous êtes jeune, en bonne santé, tentez une cure d'oignon et parlons-en en avril.

Je vous souhaite, à vous et à votre oignon, une longue et belle vie en bonne santé. #Santé #Maladie #Bien-être