Que ce soit sous la forme naturelle de champignon ou en drogue de synthèse (LSD), on connaissait déjà certains effets thérapeutiques de la psilocybine sur la dépression depuis les années 1950. La vague hippie et les abus faits avec cette substance ont marqué un frein important sur les recherches qui n’ont repris que depuis quelques années aux USA. Une expérience réalisée par des chercheurs d’un centre médical universitaire de New-York (Langone) et d’un autre du Maryland (centre John Hopkins) a permis de démontrer qu’une dose de psilocybine associée à une psychothérapie permettait de réduire la dépression et l’anxiété souvent liées à un #Cancer au stade avancé. L’essai clinique en double-aveugle portait sur environ 80 patients atteints d’un cancer au stade métastatique. La moitié a reçu une seule dose de 0,3 milligramme par kilogramme de psilocybine. L’autre groupe a pris un placebo à base de vitamines, et les volontaires ou les médecins ne savaient pas qui recevaient le médicament ou le placebo. Les tests ont porté sur une seule prise de psilocybine et nécessité l’autorisation des autorités fédérales puisque c’est une substance illicite. A New-York, la psilocybine en prise unique à permis de soulager l'angoisse de 80 % des 29 patients sur une période de plus de six mois, agissant sur l'anxiété et de la dépression. Les mêmes constatations ont été faites pour la partie de l’expérience sur le Maryland. Les patients pour la partie de l’étude réalisée au centre médico-universitaire new-yorkais étaient âgés de 22 à 75 ans. Ils souffraient tous de formes de cancers avancés : sein sang ou gastro-intestinal et se trouvaient en situation diagnostiquée d’angoisse et de détresse psychologique. Une meilleure gestion de la détresse psychologique des malades.

La psilocybine agit comme un hallucinogène et modifie les perceptions, elle jouerait le rôle d’activateur d’un sous-type de récepteur de sérotonine dans le cerveau qui produirait une altération de la conscience proche d’états spirituels ou de transes comme dans certaines expériences religieuses. Certains malades ont vu des images de leur enfance ou des scènes de confrontation directement avec le cancer. Ils décrivent un sentiment d’apaisement une modification de la perception, un transport dans une autre dimension, une sorte de rêve éveillé dans un temps contemporain de la prise de psilocybine

Le résultat des essais cliniques a surpris les plus grands spécialistes !

Aucun effet secondaire sérieux n'a été observé, soulignent les chercheurs. qui relèvent aussi que ce traitement pourrait être efficace pour ceux souffrant de dépression et non atteints de cancer, mais toutefois à éviter chez les schizophrènes et les adolescents. Un avantage important est l’action immédiate sur le bien-être alors que pour les antidépresseurs et traitements classiques, les effets peuvent se faire sentir après plusieurs semaines. Or le malade d’un cancer en stade très avancé ou une personne dépressive et désespérée est en situation de danger et de détresse immédiate. Ces deux études ont été validées par onze avis d'experts des soins palliatifs et de la psychiatrie.. Si des essais cliniques plus étendus confortent ces résultats, il sera peut-être possible d’ en obtenir la commercialisation. #Médecine #Drogue