J’ai mémoire d’un fameux hogmanay (réveillon du Nouvel An) à ‘’Iskobrêde’’ (East Kilbride) près de Glasgow. Feue Mrs Spence, la mère de Donny (Don, Donald), en prévision de la tournée des popotes et des rencontres fortuites de connaissances munies, comme nous-même, d’une flasque de scotch, nous avait fait ingurgiter force pintes de lait. Il paraît que l’huile fait le même effet, tapissant le foie de matière grasse. On tient plus longtemps les libations chez les uns, les autres, ou sur le parcours, mais cela n’évite pas la #gueule de bois. Plus au sud, les recettes pour se l’épargner varient (et plus au sud encore, le célèbre Fernet Branca conserve sa réputation usurpée car fallacieuse).

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Mais pour la trêve des confiseurs, la presse britannique innove quelque peu en ressortant ce marronnier (article, billet récurrent saisonnier). Les tasses de café préventives seraient souveraines…

Pourquoi la gueule de bois ?

Ce qui suit s’applique principalement au vin… La gueule de bois résulte de l’abus de ses composants, les tannins, le sucre (et c’est pourquoi la cuite au champagne extra-brut est moins redoutable), les histamines (présentes dans les breuvages et aliments fermentés). Corser votre thé en le laissant infuser longtemps (huit-neuf min) et en le sucrant provoque, chez les sujets réceptifs, un mal de tête. Idem si vous buvez beaucoup de vin. Le remède préventif le plus simple consiste à diluer avec de l’eau et donc d’alterner eau et vin. Mais le consultant du site Vine Pair et de la Chicago Tribune, le Dr Seymour Diamond, ainsi que son confrère Dan L.

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Keiller, consultant du Wall Street Journal, assurent que l’ingestion préalable de deux tasses de café très fort fait merveille. Quant au Dr Roshini Rajapaska, du site Health, il préconise la prise d’antihistaminiques, carrément. Soit des médicaments ou des agrumes, des brocolis, des choux, poivrons et poivres de cayenne. Concoctions d’orties, de réglisse ou camomille peuvent de même convenir.

N’évitez pas les mélanges ?

Que dire d’un mélange fortement lacté de café très fort au gingembre en trempant du fenouil dedans ? Il est loisible de penser que ce genre de mélange serait efficace. Mais le bon sens commun est parfois mauvais conseiller. Selon les antihistaminiques naturels, qui comportent d’autres molécules, un mélange, outre la possible gerbe résultant d’un dégoût subit, peut provoquer d’autres perturbations. Ce qu’il faut aussi considérer, c’est que la multiplicité des remèdes pré et pro-cuites résulte du fait que l’effet de l’alcool n’est pas le même pour toutes et tous… Mais deux-trois trucs s’appliquent à tout un chacun : s’hydrater (avec de l’eau), ne pas boire le ventre vide, cesser de boire environ une heure et demie avant de s’endormir (donc, pas trop de café fort avant de se coucher).

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Autre chose, l’intrait de marron d’inde est tout à fait indiqué pour les hémorroïdes (l’alcool est un vasodilatateur). Mais, franchement, dans du café, je ne vais pas tenter d’essayer… Retenez aussi que les vins blancs secs, ou les gris, effervescents ou plats, sont moins susceptibles de vous provoquer des réveils difficiles que les liquoreux ou les rouges (surtout les très tanniques qui font sombrer plus vite que le Titanic). Pour le café, ce n’est pas un truc de bonne femme ; la très sérieuse revue PLos One le recommande de même que l’#aspirine. Avant et après (mais le sommeil réparateur peut en subir les conséquences ; bah, si vous avez vraiment trop bu, les bras de Morphée devraient vous enserrer même si l'épicurien Depardiou ronfle à vos côtés). Si vous optez pour le transport vers The Hangover Bar (Amsterdam), le hang-out des fins de soirées trop arrosées, évitez le thé trop infusé... #café