Le Cameroun depuis fort bien longtemps, n’avait plus connut de concert dans l’un de ses stades. Le dernier en date qui avait quasiment viré à une catastrophe pour des raisons qui ne valent pas la peine d’être évoqués, l’avait été avec le mythique groupe Kassav.

Samedi 9 août 2014, l’affiche culturelle au Cameroun déroulait donc le tapis rouge à un concert de « référence ».

Le stade Omnisport de Mfandena à Yaoundé, qui avait accueilli les Kassav, est également le site devant accueillir ce spectacle.

La Cameroon Telecommunication (Camtel), l’opérateur national de téléphonie, principale organisatrice de l’évènement, depuis quelques semaines, à renfort de tapage médiatique et de supports publicitaires, annonce un spectacle grandeur nature avec pour guest stars, l’états-unien T-Pain et les jumeaux nigérians P-Square.

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Le HIC, lors du concert, pas de T-Pain, quoique la présence et la prestation du P-Square soit de qualité appréciable.

Raisons d’une absence

Les organisateurs du show devenu foireux, au démarrage du spectacle, annoncent l’absence de la star américaine, pour des raisons dont le flou est perceptible même par des mioches présents au concert. Un tour dans les méandres de cet imbroglio, des sources dignes de foi nous révèlent des vices de formes dans la démarche auprès de l’artiste T-Pain. Dans un courrier adressé à un promoteur culturel proche des réseaux américains du showbiz, l’artiste T-Pain confirme les dires de nos sources indiquant que «  Le show du Cameroun était supposé se conclure deux mois à l’avance » chose qui ne se fera guère. L’artiste précise par la même occasion, « je n’ai jamais signé de contrat pour ce spectacle ».

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Poursuivant son propos, T-Pain précise que « la promotion de ce spectacle a été fait sans que je ne sois au courant et il n’était pas dans mes plans d’être au Cameroun » à ce moment précise-t-on.

C’est donc dire que le flou une fois de plus demeure et la Camtel qui a par ailleurs associée à ce concert foireux, l’image de la Première Dame Chantal Biya, devra en donner clarification. Car, comme l’indique l’artiste américain dans son tweet, tout en s’excusant auprès de ses fans du Cameroun, « des personnes ont utilisé mon image dans le but de se faire de l’argent et de « niquer » cette gentille population du Cameroun ». De ce fait il promet un concert si d’aventure des promoteurs à même faire correctement les choses sont derrière un tel projet.

Affaire de cachets

Pendant la promotion de ce concert, des rumeurs, de centaines millions de francs CFA payés aux artistes américain et nigérians, avaient circulé dans les couloirs culturels. Aucun démenti, à notre connaissance n’a été fait jusque là. Seulement, avec ce rebondissement, la somme de 100 000 US $ soit environ 50 millions de nos francs est apparu comme ce que devait toucher T-Pain pour sa prestation au Cameroun.

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Probablement la même chose pour le P-Square.

Cependant, pour ce qui est des artistes camerounais, si des compagnies de téléphonies mobiles qui sont des multinationales expatriées opérant au Cameroun, il était plus ou moins compréhensible que des sommes minables de l’ordre de 300 milles francs Cfa leurs soient donner lors de tels évènements, pour la compagnie nationale le comble a été atteint. La Camtel pour ce concert a proposé la lamentable somme de 100 milles francs Cfa. Une misère qu’a rudement déclinée DYNASTIE LE TIGRE, l’une des valeurs sûres de la chanson camerounaise qui a le vent poupe.

Divers artistes des secteurs autres que la musique, des hommes de culture, à l’instar du jeune promoteur de festival de cinéma et réalisateur Narcisse Wandji sont sortis de leur réserve estimant que « ceci est une insulte à l'endroit de ce métier et de tout ceux qui le pratiquent » au Cameroun évidemment. Car dans la même lancée, il existe des stars comme STANLEY ENOH, qui vient de faire honneur à la culture camerounaise en générale et à la musique en particulier, remportant un titre au Mtv awards, mais aussi ERIC AKAM, DUC-Z voire DYNASTIE LE TIGRE et bien d’autres qui n’ont rien à envier aux autres si ce n’est la reconnaissance des leurs et d’un accompagnement pour davantage de rayonnement à l’international.

Un tel état des choses fait dire au sein de l’opinion publique que ce concert était une stratégie de vente entreprise par Camtel, qui invitait les populations à acquérir ses produits dans l’ordre d’au moins 5000 francs Cfa pour être de la « fête ». Dommage.