L’émission « Midi en France » s’invite à Foix et plus généralement en Ariège.

Pour une fois qu’on parle de l’Ariège entend-on en ville ! C’est vrai que pour la cité comtale, c’est un évènement considérable susceptible d’inciter les touristes à visiter ce beau département.

Les journalistes surpris par la beauté des paysages car la nature y est préservée se sont même posé la question : « Et si le paradis était en Ariège ? »

Laurent Boyer, l’animateur de l’émission répond clairement oui.

Il faut dire que ce département nous invite d’abord à fréquenter la préhistoire à travers ses grottes : Le Mas d’Azil, Niaux, Lombrives ne sont que des exemples parmi tant d’autres.

Tout le monde a entendu parler du catharisme d’Esclarmonde et du drame de Monségur.

Ariège fut le berceau de personnages célèbres, je cite pêle-mêle, Gabriel Fauré, Lakanal, Delcassé, mais le plus emblématique reste sans aucun doute Gaston Fébus.

Certes, il n’est pas originaire de Foix puisqu’il est né au château de Moncade à Orthez mais il a contribué à la construction d’édifices militaires, notamment le château de Foix. C’est pourquoi la ville a pour devise « tauco y se gausos » (touche y si lu l’oses) ! Il était dit-on très beau, il aimait le faste, était poète à ses heures puisqu’on lui attribue la chanson « aqueros mountanos » que l’on reprend tous en choeur aujourd’hui encore dans toutes les fêtes locales en Ariège ou en Béarn. Considéré comme l’un des meilleurs chasseurs de son temps, il a écrit l’un des meilleurs traités médiévaux « Le Livre de Chasse » qui fera autorité jusqu’au XIXèmè siècle. Buffon l’utilisera quant à lui au XVIIIèmè. Il est d’ailleurs régulièrement réédité de nos jours.

C’est le terrain préféré des randonneurs car il existe une gamme infinie de ballades, les sentiers bien balisés et entretenus permettent à tout un chacun de découvrir une flore et une faune riches ; isards, cervidés, sangliers peuplent une nature préservée. Les ariégeois sont des gens simples qui vivent une vie de quiétude, respectueuse des traditions gastronomiques puisqu’on y cuisine encore l’azinat, potée au choux et à la charcuterie. On y tue encore le cochon et c’est la fête.

On y voit encore des vaches dans les près, des moutons en montagne et des petits chevaux de Mérens en liberté au détour d’un sentier.

Espérons que ce petit article vous incitera à vous arrêter en Ariège.

BN #Télévision #Société