Il a tout juste 20 ans, des lyrics puissantes, un mental d'acier et un univers musical éclectique.

FK n'est pas un rappeur de plus, ce nantais d'origine est à des années lumières du cliché auquel on serait tenté de le réduire. Son EP "Purple Kemet" sort le 20 Mai et ses premiers titres cartonnent déjà. Rencontre.

Virginie Caille : Comment as-tu découvert le #Rap ?

FK : Je suis tombé dedans ! Mon père est guitariste, mes soeurs chantent. C'est ma grande soeur qui m'a initié à ce genre. J'ai écrit mes premiers textes à 10 ans. Mes parents m'ont toujours encouragé. D'ailleurs ils sont heureux pour moi, même si je suis très pudique et que je n'ose pas leur faire écouter mes sons, ils se débrouillent toujours pour les entendre et suivre ce que je fais (rires).

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VC : Ton EP "Purple Kemet" sera bientôt disponible comment te sens-tu ?

FK : Oui, il sort le 20 Mai mais je ne suis pas du tout stressé, je suis impatient, comme un enfant qui doit aller à Disneyland ! Je suis pressé de le défendre sur scène. D'ailleurs je dois me produire le 1er Juin à la Maroquinerie. J'ai hâte de montrer ce que je sais faire.

VC : Tu cites Kurt Cobain et Amy Winehouse parmi les artistes qui t'influencent... C'est plutôt surprenant pour un rappeur...

FK : "Smells like a teen spirit" et "Back to Black" font parti de mes titres favoris. J'aime ce club des 27 (nom donné à un regroupement d'artistes influents d'après l'âge de leur mort survenue à 27 ans), qui m'inspire spirituellement. Je ne cautionne pas l'autodestruction mais je la comprends. La brutalité de leurs vies me parle, je m'y reconnais.

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Le rap puisse son essence dans toutes sortes de #Musique, je suis quelqu'un d'éclectique et d'ouvert.

VC : Pourquoi surnommes-tu tes fans les "Mogos" ?

FK : Je suis ivoirien, c'est du nouchi qui est un mélange de français et de plusieurs langues du pays. C'est de l'argot. Le terme "ma go" qu'on emploie maintenant pour désigner une femme en est tiré. D'ailleurs le titre de mon dernier son est "Moggo 225".

VC : "Moggo 225" rentre dans la mouvance de l'afrobeat. Que réponds-tu à ceux qui t'accusent de surfer sur la tendance ?

FK : J'en ai rien à carrer ! L'Afrotrap n'est pas né hier, c'est un son qui existe depuis des années. J'ai grandi dans un quartier et avec mes amis originaires de l'Afrique de l'Ouest, quand on se retrouvait, souvent nos soirées se terminaient en freestyle sur du coupé décalé. Une fois que l'alcool s'en mêle c'est fini (rires). Pour moi l'Afrotrap c'est un retour aux sources.

VC : Toujours dans "Moggo 225" tu dis que Matthieu Delormeau, chroniqueur dans "Touche pas à mon Poste" tapine...

FK : En tout bien tout au honneur, je maintiens mon propos (rires). Il est faux, je ne l'aime pas, passer de chaîne en chaîne pour des intérêts financiers, j'appelle ça tapiner !

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