Les Ecrans Noirs du #Cinéma africain ont fêté les vingt ans de leur existence à Yaoundé du 15 au 23 Juillet au #Cameroun. Une pléiade de films en tous genres ont ainsi été mis en compétition. Le Cameroun, qui recevait cette 20ème édition du cinéma africain, s'est vu offrir de nombreux sujets et duels d'idéologies au travers de ses multiples diffusions. Le Cameroun, voulant marquer cette édition spéciale, mettra un accent sur une organisation des plus réussies pour cette célébration. Parmi ces diffusions, un long métrage s'est fait distinguer des autres par une particularité peu singulière. Le peuple Bamoun, civilisation camerounaise issue de l'Ouest du pays, est l'un des plus anciens et des plus structuré du pays.

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Il s'est vu être mit en exergue avec le long métrage "Une démocratie africaine". Pierre Loti Simo, jeune cinéaste camerounais et visionnaire, est allé s'aventurer pendant des mois entiers dans cette région pour nous faire découvrir la partie cachée de cette ethnie quelque peu marginale.

 

La démocratie, socle du pouvoir en pays Bamoun

 

Chaque citoyen camerounais est supposé avoir étudié cette civilisation dans les classes d'apprentissage, que ce soit dans l'enseignement primaire, secondaire ou même dans l'enseignement supérieur. Cet engouement est dû à la particularité qu'a imposé le chef et sultan Bamoun de la dynastie Njoya en instaurant un nouvel alphabet destiné au peuple Bamoun, aux camerounais, et même à toute l'#Afrique selon ses ambitions. Cette ethnie de conquérants, originaire des Tikar (région située non loin de l'Adamaoua), s'imposera à travers ses luttes autocratiques afin de respecter la lignée royale, que rien ne pourrait séparer, même l'accession au pouvoir de la gente féminine.

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En effet, il a été démontré que le peuple Bamoun a été gouverné par deux reines, successeures d'un roi qui n'avait pas eu de garçon.

 

Cette société assez progressiste et très près de sa tradition, impose au chef et sultan des lois qu'il doit accepter afin de mieux diriger le royaume. Durant le festival culturel dénommé le "Nguon", le peuple Bamoun célèbre sa culture et ses ancêtres et n'oublie pas de mettre en exergue les rituels dont ces derniers s'imprégnaient pour juger le chef. Même les femmes pouvaient avoir leur mot à dire concernant la gouvernance du royaume en refusant certaines offrandes comme le sel ou les tubercules. Pierre Loti Simo a réussi à nous le démontrer au travers des récits historiques contés par les proches de la famille, les frères du Roi et même certains historiens spécialisés.

 

Ce long métrage diffusé aux Ecrans Noirs à Yaoundé, est d'une richesse inouïe, et d'une simplicité sans pareil. Le film Une démocratie africaine nous démontre de manière sporadique que les monarques, malgré leur puissance, et leur rôle de juge, pouvaient être destitués pour une faute ou une quelconque irrégularité.

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Ce jeune réalisateur qui explique être passionné de cinéma depuis sa tendre enfance, veut nous démontrer que les décisions du peuple pouvaient être prises en compte même avant que certains colons ne viennent prétendre nous l'apprendre. Un exemple certes lointain, mais bienveillant pour nos démocratie modernes.

 

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