Avec son prochain CD (ou DVD musical), intitulé sobrement « Gloire », Britney Spears assure qu’elle ouvre « une nouvelle ère » (de sa carrière ? De la création musicale ? De la perception du monde ?.. On ne sait). Hosannah en tout cas. La révélation sera dans les bacs le 26 août prochain.

Habituée à poser très dénudée et même dans le plus simple appareil, le pubis artistiquement ou totalement épilé, et même accompagnée dans ses ébats, #Britney Spears n’est jamais apparue aussi chaste que sur la couverture de son album. Auréolée, sans la moindre aréole transparaissant sous un haut en dentelle maintenu au col par un sobre collier, elle plonge son regard dans celui de l’acheteur, incité à précommander son album dès ce jeudi soir.

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Un clip très chaud en prime

En bonus, toute précommande ouvre droit au téléchargement gratuit de son dernier clip sur Instagram. Lequel vante le parfum Private Show, qu’elle est censée porter aussi abondamment que Marylin Monroe passait au lit nimbée de Channel 5, et là, elle s’en cache fort peu, optant pour une tenue minimale évoquant l’univers BDSM ou fétichiste.

Serait-elle devenue Born Again, va-t-elle rejoindre une congrégation de carmélites, prêcher la compassion et les bonnes œuvres ? Vise-t-elle un poste d’ambassadrice bénévole auprès de l’Unesco ou de l’Unicef ? Toutes les spéculations sont ouvertes.

D’un mois à l’autre, la transformation est radicale. Le 15 juillet dernier, elle diffusait un morceau au titre aussi explicite qu’aguichant (Make me, Oooh, soit plutôt fais ou mets-le moi que « Fais moi »).

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« Tu sais ce que tu dois [me] faire cette nuit ? », chantait-elle en duo avec le rappeur G-Eazy. « Tu as du [blow] job à me faire ». Ce à quoi G-Easy répond en promettant des échanges en va-et-vient comme au tennis. Beaucoup d’innuendos (insinuations, mots couverts), abondants dans ce duo, échapperont sans doute aux non-anglophones peu congrus en lexiques d’argot et de colloquialisms (expressions familières) d’outre-Atlantique. En tout cas, pour résumer, c’est chaud, voire torride.

Ce neuvième album de la chanteuse trentenaire la fera-t-elle devancer Madonna ou Michael Jackson au hit-parade des meilleures ventes mondiales ? Entrée triomphalement sur la scène musicale en 1999, elle n’avait pas réuni assez de titres pour cet album depuis le précédent, sorti en 2013.

Depuis fin 2001, Britney Spears a misé sur la sensualité, pour user d’une litote, afin de soutenir sa notoriété. Les paroles de ses chansons montent en puissance érotique et accumulent les références explicites, tandis que ses clips la révèlent de moins en moins recouverte.

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Au point que le maroquinier Louis Vuitton, dont un sac figurait dans celui du titre Do Somethin’, lui offre un soutien publicitaire en tentant, sans l’obtenir, d’en interdire la diffusion au motif qu’il porterait « atteinte à la valeur économique de ses marques ».

Les arrangements ont pris du temps

La sortie de son dernier album avait été annoncée imminente par elle-même dès la mi-février. Cette fois, cela semble sérieux. La sobriété vestimentaire de sa couverture annonce-t-elle de nouvelles gammes, moins audacieuses, de sa marque de lingerie, The Intimate Britney Spears ?  Un déménagement de ou dans Las Vegas ? Voire un troisième mariage ou une énième annonce de fiançailles ? Un ralliement public à Donald Trump qui la ferait entrer à la Maison Blanche en décembre, ou Hillary Clinton (avec laquelle elle posait en février dernier, mais elle s'était affichée antérieurement avec son adversaire) ? Cela dépendra sans doute des sondages ou du résultat du vote. Trump avait déjà assuré, en janvier 2004, que Britney, si elle se mariait, devait s'assurer d'obtenir un diamant d'une taille respectable et surtout un très bon contrat devant notaire. 

Pour le moment, on se perd en conjectures, sauf sur le fait que, sur la pochette de l’album, son visage est plus qu’amplement retouché#Show-Biz #Musique