#Gérard Depardieu a décidé de ne rien changer, en 2016, à ses bonnes veilles habitudes. L'acteur de 67 ans ne manque pas d'inspiration lorsqu'il s'agit d'offrir des qualificatifs à la France et à ses habitants. Il prend, semble-t-il, un malin plaisir à asséner des coups de boutoir contre le pays qui a vu ses plus beaux rôles éclore - Cyrano de Bergerac, Honoré de Balzac, Toussaint Maheu, etc. Récemment, dans les colonnes du journal italien "Corriere Della Sera"  les français se sont vus mettre en garde contre le risque que la France devienne "un Disneyland pour les étrangers, peuplé d'imbéciles qui font du vin et du fromage qui pue pour les touristes." Il a, par ailleurs, ajouté : "Il n'y a plus de liberté, les gens sont manipulés".

 

Une parole sans frein

Au printemps dernier, dans un entretien accordé à Nice Matin alors qu'il était en promotion de son film "Tour de France" pour la Quinzaine des Réalisateurs, Gérard Depardieu a ainsi réduit le mouvement social "Nuit Debout" à bien peu de choses.

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En tournant en dérision le mouvement citoyen des opposants à la "loi travail", il le descend en flammes en mettant le signe égal avec sa formule : "Assis sur la cuvette des chiottes".

 

Critique sérieuse ou boutade ?

L'acteur aux multiples récompenses - dont le césar du meilleur acteur remporté à deux reprises pour Le Dernier métro et Cyrano de Bergerac - s'est exilé en Russie en 2013 après avoir passé sa carrière à fournir au #Cinéma français des rôles souvent puissants, rarement décevants. Dans une France en quête d'identité, il ne cesse d'incarner ce personnage haut en couleur doté d'une forte personnalité. Cependant, il peut sembler incongru de prendre trop au sérieux tous les termes employés par Gérard Depardieu répondant du tac au tac aux questions posées par les journalistes. Les messages politiques et sociaux insuffisamment étayés, parfois teintés d'humour, ne doivent rien au hasard.

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Les mots et autres grivoiseries sont à placer à distance et à mettre au crédit d'une parole qui se veut libre et expérimentée.

Gérard Depardieu est, toujours, impliqué dans le cinéma français et devrait être à l'affiche du film de son amie de toujours, Fanny Ardant. Le long-métrage s'intitulant Le Divan de Staline, adapté du roman de Jean-Daniel Baltassat, permettra de voir à nouveau le monument du cinéma français composer avec son talent, lui qui ne semble pas avoir de piques avec le pays dans lequel il a forgé sa robustesse.