Leila veut se marier avec Ali dans un mariage arrangé auquel elle croit. Nikki, sa meilleure amie un peu paumée, frôle le danger, et erre depuis des événements survenus dans son enfance. Amira, solitaire, se lie aux deux autres et aime les femmes. Trois témoignages de femmes musulmanes  face aux traditions religieuses, à l'éducation et à des événements familiaux, parfois impitoyables.

 

Qui est Rolla Selbak ?

Suite à des séries : "Kiss her I'm famous", des courts métrages : "Darkest" ou " Green blue see", puis un long métrage "Making Maya" sur la carrière d'une joueuse de Basket ; Rolla Selbak, réalisatrice indépendante, choisit des thèmes délicats, sur lesquels il est périlleux d'en dire le non-dit, les inconduites ou le désordre.

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Le film a bien pris deux ans de pré-production et la réalisatrice a reçu des menaces. Pourtant l’entreprise de production Zahra Pictures parle des questions de la diversité culturelle.

 

Culte, culture et femmes

En étant en insertion dans les diverses vies de ces trois femmes et dans le culte religieux musulman : les fiançailles, les prières ; Rolla Selbak informe et créé, sans avoir l’air d’y toucher, une peinture des institutions socio-culturelles : le mariage arrangé. Le film informatif montre le rite, ainsi que ses règles et ses exigences. Ce mode de vie, disons ce choix, cette morale en quelque sorte met à nu les pratiques musulmanes, pour mieux partager sur les spécificités du mariage musulman. Ce sont trois confidences sur la considération parfois accordée aux femmes, sur le rejet de l'homosexualité et sur les souffrances d'une fillette.

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Trois histoires. Trois narratrices. On n'a pas le temps de s'apitoyer ou d'envisager la suite triste. Mais on y pense.

 

Une réalisation comme un livre

Le long métrage emboîte les cas le uns à la suite des autres en changeant de narrateur. Les trois prises de parole se répondent l'une à l'autre puisqu'elles se complètent et font survoler chacune des âmes. Les plans déjà vus ne choquent pas. Des détails s'ajoutent et comblent une attente que la réalisatrice a sans cesse anticipée. Il n'y a pas de conte bienheureux. Du moins pas avant la fin du film ! Mais ce sont trois histoires, de la spiritualité, trois portraits de femmes libres, dont les sentiments tristes et heureux sont projetés en dehors d'elle, généralisés pour toutes les autres femmes ; et dont le vécu laisse un goût amer. #musulmane #Islam