Virtual Revolution : #Interview de son réalisateur. Ne manquez pas la première et la troisième partie de l'interview !

 

Vous êtes français mais producteur américain. Est-ce que les raisons de ce choix ont été budgétaires ?

Absolument pas. Le financement a été intégralement personnel. Ma société se trouve effectivement aux États-Unis. De facto, le film est une production américaine. Mais il n’en reste pas moins français dans les faits.

 

D’où vous est venue cette idée de tournage ?

Suite à un article que j’ai lu en 2005 qui parlait de jeux vidéo, et plus particulièrement de MMORPG, un type de jeu vidéo permettant de se créer un avatar et de vivre des aventures dans un monde virtuel persistent.

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Même si nous ne jouons pas, le jeu continue, avec d’autres personnes connectées. Dans l’article, 25% des joueurs avouaient accorder plus de temps au monde virtuel en jeu qu’à leur vie réelle. Je me suis dit que ce n’était que les débuts, et qu’à l’avenir, ce ne serait plus 25% mais beaucoup plus. D'où notre hypothèse d'une société déconnectée du monde réel, avec 75% tourné vers le monde virtuel.

 

Pourquoi avoir tourné en France ?

Ce que je voulais faire au départ, c’était montrer que la France possède des endroits hallucinants. Je suis parisien, et j’avais vraiment envie de mettre en valeur Paris. II y a très peu de réalisateurs français qui arrivent à mettre en avant Paris. La plupart du temps, ce sont surtout des productions étrangères qui nous font découvrir dignement cette ville.

Au départ, l'idée était pour moi de faire tous mes #Films américains en France.

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Mais tourner ici s'est avéré compliqué. Autant il y a des choses qui se sont extrêmement bien passées, et notamment pour la location du matériel, avec la préfecture de police.... Ça a vraiment  été agréable de travailler avec eux, en excellente intelligence. Mais ça a été plus compliqué au niveau national. Le film a été compliqué car primo, il a été tournée en anglais, et ensuite parce que le film de genre n’est pas très apprécié par les institutions en France. Bref, au lieu d'être soutenu, on a souvent eu plus la sensation de devoir constamment nous battre.

 

Comment a été accueilli ce projet ?

Quand je suis arrivé avec ce projet, personne n’y croyait. A Cannes, personnes ne nous prenait vraiment au sérieux, car personne ne nous connaissait. A ma surprise, beaucoup montraient quand même de la curiosité, mais pas au point de vouloir s'investir dans le projet. En France, pour être produit, il faut généralement avoir déjà fait un long métrage. Maintenant, je sens un changement. Ces dernières semaines, j'ai été sollicité par plusieurs maisons de productions en Belgique, aux États-Unis, au Canada, et également en France.

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En revanche, au niveau distribution, c'est resté compliqué. Une des difficultés que nous avons rencontrées dans ce film, c’est la catégorisation de ce film. Si nous avions été un blockbuster avec de gros moyens, cela aurait fonctionné. Si nous avions été un film indépendant avec de petits moyens et pas d'ambition graphique, cela aurait fonctionné aussi. Mais nous avons un film indépendant avec de petits moyens, mais qui donne l’impression que c’est un gros film. De ce fait, c’est très perturbant, et il y a sur ce film un problème de case, qui existe au niveau des distributeurs, mais je pense, pas au niveau des spectateurs. Il n'y a qu'à voir l'attente qui est en train de se créer au niveau du public.

 

Virtual Revolution : Ne manquez pas le reste de l'interview !

  #Cinéma