Donald Trump, en 2000, avait figuré dans un film pornographique « soft » diffusé par Playboy. Il n'avait pas déjà rencontré #Jessica Drake. Ce fut lors d’un tournoi de golf au lac Tahoe (près des casinos du Nevada, État qui finit par lui dénier une licence pour en ouvrir un nouveau), en 2006. À peine reconnut-il Jessica Drake qu’il se rua vers elle, obtint son numéro de téléphone et lui proposa d’utiliser son jet privé. Il l’invite dans sa suite, elle s’y rend accompagnée de deux amies. Il se frotte contre elles et les embrasse sur la bouche. Elles partent et Trump demande à un collaborateur de la rappeler, puis il lui téléphone en personne.

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« Combien ? » demande-t-il. Drake raccroche, il s’obstine et lui propose 10 000 dollars pour le rejoindre dans son jet. Elle argue qu’elle doit rentrer travailler à Las Vegas. L’affaire a ressurgi. L’ex-reine du porno est, selon la presse, la onzième ou douzième femme à se plaindre des agissements et propos salaces de #Donald Trump. Il faut aussi comprendre que la loi française sur la pénalisation des clients de la prostitution est de fait appliquée depuis des années dans divers États et que la presse diffuse les noms, adresses, emplois et surtout photos des hommes pincés en compagnie de prostituées. Sur son site, Trump a de nouveau eu recours au déni. « Cette histoire est totalement fausse et ridicule ». La photo sur laquelle il figure en compagnie de l’ex-hardeuse n’est qu’une parmi celles de multiples autres de femmes voulant poser avec lui.

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Il ne la connaît pas, « ne se souvient plus d’elle et n’a aucune envie de jamais faire sa connaissance ».

Poursuites judiciaires en série

Donald Trump a énoncé les mesures urgentes qu’il prendrait dans les cent jours suivant son accession à la Maison Blanche. L’équipe d’Hillary Clinton a dénoncé que la seule nouveauté de son programme consistait à poursuivre en justice les femmes l’ayant accusé d’attouchements non sollicités. Dont Jessica Drake, donc, embrassée de force. La liste des parties adverses risque de s’allonger. Dans un clip réalisé par Liz Garbus, Meryl Streep, Amy Schumer, Lena Dunham et Amber Tamblyn, ainsi que Rose Mc Gowan (14 ans à l’époque), mais aussi Rosie Perez, Maggie Cyllenhaal et Whoopi Goldberg joignent leurs voix pour dénoncer soit des propos, soit des actes, qu’elles auraient subi elles-mêmes ou qu’elles critiquent en solidarité avec les victimes. Des collaborateurs de The Apprentice rapportent aussi des faits et gestes similaires. « Toutes ces menteuses seront traînées en justice après l’élection », a promis The Donald.

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Drake travaille toujours dans l’industrie pornographique, à 42 ans, mais en coulisses. Mais surtout, depuis une demi-douzaine d’années, elle se consacre aussi discrètement à des œuvres caritatives, tant à l’échelon local qu’international. Elle l’évoque rarement alors que Trump ne cesse de se gausser des bonnes actions de sa fondation charitable dont la bonne ordonnance commence par le favoriser lui-même (achat de tableau, détournements divers, dont l’un pour financer une procureure qui a abandonné des poursuites contre la Trump University). Sa fondation aurait aussi financé le Project Veritas, du cinéaste James O’Keefe, qui vise à accréditer les accusations de fraudes électorales que Trump impute aux démocrates. O’Keefe est « célèbre » pour avoir accusé des employés de l’ONG Acorn de contribuer à aider un proxénète dans son trafic de prostituées. Ces allégations d’assistance à un souteneur s’étaient avérées infondées. Selon NBC, la fondation aurait consacré 10 000 $ à ce projet dès mai 2015. Un mois avant les primaires républicaines ; ce qui établit que Trump prévoyait déjà de dénoncer des élections truquées en cas de défaite. Trump s’est appuyé sur ce clip au cours du troisième et ultime débat, soutenant que Clinton et Obama incitaient à user de violence pour perturber ses meetings et truquer les élections. Seule la chaîne Breitbart diffuse ce clip. Son propriétaire est le directeur de campagne de Trump. #pornographie