Aux Etats Unis, le management par la confiance fait émerger des jeunes millionnaires comme les créateurs de Facebook, Google et Twitter.

 

La France, 5ième puissance mondiale depuis la sortie de la Grande Bretagne qui nous a cédé la place, a un problème avec les notions de management venues des Etats Unis. Cette aversion pour la mondialisation dans notre pays doit être recherchée en partie dans le management des entreprises mais surtout des personnels, selon le modèle paternaliste du 19ième siècle. Les outils utilisés par les managers sont modernes mais l’adhésion des personnels au projet de l’entreprise clairement défini laisse à désirer. Nous sommes dans le cas d’espèce à #I Tele qui poursuit sa grève depuis maintenant 7 jours car les personnels contestent les méthodes de management de leur nouveau patron Bolloré considéré comme le Prince des affaires à la fin des années 1980 et au début des années 1990 après une carrière chez Rothschild.

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En Afrique Bolloré gère les différents ports maritimes africains, il est présent dans le transport par le rail, pas toujours avec succès, il est aussi dans les palmeraies et il a compris récemment que les #Médias peuvent être un moyen d’étendre encore son empire. Il est monté dans l'actionnariat de Vivendi, maison mère de Canal Plus qui contrôle I Tele. La stratégie de Bolloré n’est pas très visible. Je ne comprend pas très bien où veut aller Bolloré avec sa stratégie de recryptage de canal Plus à un moment où l’horizon médiatique avec la TNT est devenu libre.

 

Canal Plus a été battu par Bein Sport et par Netflix. Mes premières craintes me donnent raison. Canal est obligé de faire marche arrière en essayant de s’aligner sur ses concurrents. Le plus dur est à venir.

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Depuis 7 jours, les journalistes d’I Tele font grève car ils ne supportent plus le management par la peur et par l’autoritarisme que Bolloré veut introduire à Canal Plus. Plusieurs faits se coagulent pour expliquer cette grève.

  • L’arrivée de Morandini, ex animateur d’Europe 1, présumé innocent dans une affaire de mœurs.
  • L’absence de projet éditorial ressenti par les journalistes qui ont l’impression que I tele n’a plus de capitaine.
  • Bolloré parle haut et fort en disant que c’est lui le patron, mais on peut être patron à condition d’avoir un projet et une pensée clairs qui entrainent l’adhésion de tous, ce qui semble ne pas être le cas si on écoute, ce matin 24 octobre, Antoine Genton Président de la société des journalistes de I Tele.
  • L’arrivée pressentie de Zemmour et des frères Bogdanov.
  • Enfin Bolloré a exhibé une clause de conscience qui permet aux journalistes de quitter la chaîne pour des raisons éthiques et morales. Ravanello, éditorialiste en relations internationales, est parti de la chaîne. Pour les autres, des problèmes juridico-fiscales liés aux indemnités de départ les obligent à regarder de plus près avec l’aide d’avocats la proposition du Tycoon.

 

Bolloré a le droit d’être maître chez lui, mais il ne peut pas faire ce qu’il veut car le management nécessite l’adhésion des personnels.

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Pourquoi aux Etats Unis des jeunes gens comme Marc Zuckerberg de Facebook, Page de Google, Tim Cook de Appel sont les papes de l’innovation et de la créativité, et avant eux Bill Gates avec Microsoft ? Réponse : tous ces jeunes et anciens Tycoon pratiquent un management de la responsabilité, du résultat dans la décentralisation.  Aux Etats Unis, quand vous êtes managers, on vous donne un budget, une durée d’exercice et on ne vous juge qu’à la fin. En France, on vous infantilise, on vous juge incapable, on vous demande une allégeance permanente par la peur et le contrôle permanent. Voilà pourquoi les Américains, même si on les déteste, seront toujours devant nous et que des jeunes gens peuvent devenir millionnaires en dollars, sans attendre l’âge antédiluvien de 60 ans et plus. Haro sur le management par la peur de Bolloré et des autres managers français et vive le management par la réactivité, la responsabilité et la confiance. #Bolloré