Kim Kardashian a quitté Paris, délestée de neuf millions de bijoux (dont on ne sait si tous lui appartenaient ou lui avaient été prêtés : sa bague, estimée à quatre millions, lui appartenait, pour les autres, c’est mitigé), et pour le moment, elle garde le silence. Ce n’est pas vraiment le cas de qui suit son actualité ou l’actualité tout court.

Paris en a vu d’autres

Anne Hidalgo s’est fendue d’un commentaire. Le braquage « ne remet pas en cause la sécurité de l’espace public parisien », a soutenu la maire de Paris que son adversaire LR Nathalie Kosciusko-Morizet avait interpellée en soutenant que « du côté du pouvoir et du côté de la municipalité, on n’est pas assez réactif ».

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Eh, #Kim Kardashian n’est ni membre, ni cible de Daesh… Mais elle est devenue celle de #Philippe Poutou, du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), qui remarque : « Neuf millions d’euros de bijoux dans sa chambre ? La redistribution des richesses est une urgence. Cela a commencé, semble-t-il ». Il aurait pu aussi évoquer le tarif du jet partant du Bourget. Ou celui d’une nuitée au No Adress, au 7, rue Tronchet, soit l’hôtel du feu banquier suisse et comte James Alexandre de Pourtalès, proche de La Madeleine. Ce pas de porte s’ouvre sur une cour et le bâtiment du fond et une annexe ne comptent que neuf appartements. Un ascenseur pour voitures permet aussi d’accéder à l’immeuble depuis le parking. Le Sky Penthouse couvre 410 m². Si vous avez 15 000 euros pour y dormir une nuit, tentez aussi la sieste, pour amortir.

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L’adresse est ultra-confidentielle, d’où son nom, et ne tient guère à ce que des « plantes vertes » (policiers statiques) attirent l’attention. Dans ces conditions, une équipe très préparée est difficilement détectable.

Une bombe médiatique

Si l'on additionne que les abonnés de la dame sur Instagram, Twitter et Facebook, on dépasse les 16 millions contre… peu ou prou cinq pour CNN ou le New York Times, et bien moins d’un pour le très populaire USA Today, révèle Le Parisien-Aujourd’hui en France. Sur Twitter, c’est 48,3 millions. Pas forcément tous des fans ou des admiratrices, mais si elle se mettait à décrire Paris tel un coupe-gorge, ce serait diversement apprécié. Après tout, un seul garde du corps, c’est tenter le diable, lui rétorquerait-on. #Matthieu Kassovitz, « fier d’être parisien » a d’ailleurs commenté qu’il y a encore des gens « qui savent travailler proprement en France. ». Pas bête. Comme disait Barnum, fondateur du cirque homonyme, il n’y a pas de mauvaise publicité tant que le nom est correctement orthographié.

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Donc, qu’on dise du bien ou du mal de Kassovitz ou des Kardashian, tout est bon à prendre. Et puis, pour un futur épisode du Kim Kardashian Hollywood, un jeu dont elle engrange les droits, ce braquage mettrait du piment. Kim bâillonnée, Kim dans la baignoire, Kim se détachant toute seule en se contorsionnant (et révélant sa plastique), Kim hurlant « Help ! », &c. Et puis, on pourra faire la chasse aux bijoux éparpillés dans le décor. Cela changera des pokémons.

Indélicat ?

Kanye West, le monsieur Kim, a planté tous ceux qui avaient payé pour venir l'écouter au Meadows Festival de New York, expliquant qu'un malheur était arrivé. À part James Corben, un peu connu aux States, qui a défendu la star face aux rigolards qui twittaient outre-Manche, les réactions de célébrités ont été rares, comparativement à la France...