Ses premiers coups de poing ou de tête, ses premiers placages, ses premiers amis c'est à #Givors (69) qu'il les a connus dans son club d'origine. Ce que tout le monde ignorait, c'est que tout petit déjà, le #Rugby l'aidait à oublier ! Les fantômes de son enfance, tel pourrait-être le sous titre du livre de Pascal Papé, Double Jeu paru le 13 octobre, chez Michel Lafon, où il est  effectivement beaucoup question de Givors, la commune qui, sans le savoir, l'a aidé à vivre des émotions de son âge grâce au rugby.  L'ex-capitaine de l'équipe de France est actuellement omniprésent dans les médias, tant ce qu'il a vécu l'a marqué, sans doute à jamais.

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Même si ses révélations jouent, semble t-il comme un exutoire et devraient grandement l'aider. 

Pascal Papé évoque son suicide, et rend hommage à Givors, dans son livre

Omniprésente aussi, la ville de Givors, une commune située à 20 minutes, au sud de Lyon. Une ancienne ville ouvrière, dans laquelle le rugby a toujours fait partie du paysage. C'est dans le club du Stade olympique de Givors que Jean-Pierre et Françoise, les parents adoptifs, qui seront pour le gamin des êtres extraordinaires, lui ont offert sa première licence. Pascal avoue: "Il faut dire que depuis ce jour béni ,de mes six ans, où ma mère m'avait déposé pour la première fois à l'école de rugby de Givors, je n'étais plus tout à fait le même...". Dans la foulée, ce mastodonte d'1,97m et 120 kilos aujourd'hui reconnait: "Il suffisait que je franchisse les grilles du stade de la Libération pour redevenir l'enfant que je n'avais jamais vraiment été...".

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Pascal Papé raconte ses coups de tête dans un livre confessions

Une mère biologique confrontée à des soucis psychologiques, se droguant mais aussi se prostituant et un père inconnu. C'est donc ce ballon, pourtant si capricieux, qui allait aider le petit Pascal à aller droit. Un sport d'équipe, un sport d'hommes qui serre les relations au point qu'aujourd'hui, parmi le peu d'amis qu'il remercie, les Givordins ont bonne place. "Sous le maillot jaune et noir, j'avais des copains à la pelle, Antoine Drevet, Jérôme Quesada, les frères Fred et Seb Jimenez qui, tous, deviendraient des amis pour la vie, alors que je n'avais jamais eu le moindre frère de kimono...". Le rugbyman aurait effectivement pu être un grand judoka. Enchaînant les couleurs de ceinture, il était à l'adolescence l'un des grand espoirs du Lyonnais. Mais un seul sport l'obsédait: le rugby. C'est également à Givors que Pascal allait connaître ses premières bagarres. Evoquant les "fils de pute"  "une sorte de ponctuation virile, presque une façon de parler..." le jeune rugbyman "décide de faire un exemple d'emblée".

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Pour lui, le terme est insupportable, il n'a pas la signification un peu légère que peuvent trouver les "amis" de son âge. "... Un lascar de la cité des Plaines m'a craché son insulte au visage...je l'ai aligné direct. Ce bourre-pif a produit l'effet escompté et même davantage...". Coups de poing et de tête pour venger son honneur, Pascal en a quelques-uns à son actif. Sur le terrain l'homme a aussi sû se faire respecter. Jusqu'aux dernières pages de Double Jeu, Pascal ne cesse de faire référence à ce club formateur. Aujourd'hui, il sait combien son inscription dans ce SOG a été salutaire. Aujourd'hui, aussi, Il sait que ce livre, si difficile à écrire, si personnel et si emprunt de confessions l'aidera à passer de sa carrière de rugbyman, en fin de saison, à une nouvelle vie qu'il a d'ores et déjà préparée. #Pascal Papé