On sait combien les émissions de télé-réalité cherchent sans cesse des concepts originaux pour se renouveler. Mais là, on peut dire qu’avec « 60 Days In », un nouveau cap a été franchi ! Et pourtant, le concept n’a pas été imaginé par un producteur en mal de reconnaissance, mais par le shérif local, Jamey Noel. Ce shérif du comté de Clark dans l’Indiana avait dans l’idée de profiter de l’émission pour en quelque sorte nettoyer sa prison de Jeffersonville. Les 7 volontaires, 4 hommes et 3 femmes, se sont donc transformés en taupes, au service du shérif local. « La seule façon de vraiment comprendre ce qui se passe dans la prison était d'introduire des participants innocents dans le système afin d'obtenir des renseignements de première main et impartiaux », justifie le shérif.

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Réalité maximale dans "60 Days In"...

Le seul problème pour ces « aspirants » détenus ? Coller au maximum à la réalité. Pour ce faire, ils ont dû s’approprier une fausse identité et apprendre par cœur leur propre fausse histoire. Ensuite, une fois dans la prison, hors de question de tout raconter ou même de trahir leur histoire. Les 7 volontaires ont dû s’adapter au milieu carcéral… avec tous les inconvénients que ça engendre ! Bagarres, inondations, nourriture dégueulasse, co-détenus, etc… Bref, les néo-détenus n’ont pas été épargnés !

Face caméra, dans le confessionnal, certains ont même craqué ou cru devenir fous. Mais dans l’ensemble, sur les deux saisons réalisées, bien qu’un candidat ait abandonné pour raisons médicales et qu’un autre ait abandonné suites aux menaces proférées par son compagnon de cellule, les 7 volontaires se sont fondus dans la masse.

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A tel point qu’au bout d’une certains période, ils ont commencé à décrocher et à afficher une attitude plus renfermée, ce qui tend notamment à prouver qu’ils se sont imprégnés des attitudes des autres détenus.

Vers une évolution du système carcéral ?

Hormis l’énorme vague de protestations déclenchée par l’émission au début de sa diffusion, « 60 Days In » a tout de même permis une certaine remise en question de milieu pénitentiaire. Les responsables se sont notamment rendus compte que la drogue circulait beaucoup trop facilement au sein de la prison et qu’une solution devait être trouvée face à ce problème. De plus, les juges du comté ont vu leurs certitudes ébranlées par l’émission. "Ils pensaient aider les délinquants en les incarcérant et croyaient que la prison les calmerait", a notamment expliqué le producteur. "Désormais, ils savent que la prison ne les aide absolument pas. Il y a environ 100 détenus de moins à la prison du comté de Clark depuis la diffusion de l’émission".

« 60 Days In », dont la deuxième saison s’est achevée il y a peu, ne sera pourtant par renouvelée pour une 3e fois.

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Le pot aux roses ayant été dévoilé, le concept ne pourrait plus fonctionner. Mais les producteurs et la chaîne de télé A&E, qui diffusait le programme, pensent déjà à exporter le concept ailleurs que dans la prison de Jeffersonville.

Bref, serez-vous le prochain faux-détenu de "60 Days In" ? #60DAYSIN #Télévision #Télé-réalité