Nous sommes sans doute tous un peu, ou beaucoup, responsables dans cette affaire #Flavie Flament VS #David Hamilton. Avec plus ou moins de conditionnel, puis pratiquement plus, nous avons enfoncé le "violeur" et donc pris la défense de la victime présumée. Sans forme de procès. Nous avons ainsi tous assuré la promotion du livre de l'animatrice. Parce que ses accusations semblaient tenir. Pourquoi ne pas le dire, semblent tenir.

David Hamilton est mort. Peut-être s'est-il suicidé ? Peut-être seulement mais, là aussi, les réseaux ont décidé d'en faire un suicidaire en suivant la meute. Il est facile de reprocher aux autres ce que l'on a un peu fait soi-même.

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En fait, qui sur les réseaux sociaux mènent une enquête longue et minutieuse ? Qui fait un travail d'enquêteurs, d'inspecteurs ? Qui se conduit en journaliste, quitte à ne pas sortir l'info tout de suite. Attendre, ce n'est pas possible sur la toile. Cela dit, même pour une rumeur, même pour un fait que certains auraient aimé ne pas voir étalé, il faut un détonateur. Et, à ce niveau, il faut reconnaître que #Thierry Ardisson a sans aucun doute outrepassé ses droits de présentateur d'une émission TV. Un peu comme si tout cela avait été programmé. Comme s'il était évident qu'il demanderait à Flavie Flament s'il pouvait citer le nom. Bien que gommé à l'antenne, le mal était fait. Le secret était vraiment de polichinelle et le "coupable" jeté aux commentaires les plus haineux.

Ardisson avait désigné Hamilton comme coupable !

Ardisson avait donné le ton, semble t-il, en insultant le photographe le plus romantique de la fin du siècle passé, celui qui aimait les jeunes filles.

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Au point de les violer ? Peut-être. Désormais, on ne le saura jamais. Aujourd'hui, Flavie Flament le traite de lâche. Peut-on traiter de lâche un homme qui vient de, peut-être, se suicider ? Pourquoi ne pas l'avoir fait avant ? Tout simplement pour ne pas tomber sous le coup de la diffamation.

Flavie Flament n'aura pas droit à des aveux

Ce qui est le plus déplaisant, dans cette affaire, et vu de l'extérieur, c'est cette espèce de montage médiatique. Flavie Flament savait qu'elle ne pouvait plus attaquer mais elle souhaitait que la France entière connaisse le nom de celui qu'elle ne cite pas dans le livre. Geste de lâcheté ou d'honneur pour Hamilton ? Le doute profitera aujourd'hui au photographe. Pour avoir organisé un lynchage médiatique, toux ceux s'étant rangés du côté de Flavie Flament l'ont privé de l'essentiel: entendre David Hamilton dire qu'il était responsable, le cas échéant.