Le troisième débat pour la primaire à droite, ce jeudi 17 novembre 2016, sur France 2, est annoncé comme étant décisif. Car situé à trois jours du premier tour. Les deux premiers n'ont pourtant pas atteint des sommets d'audience. Et certains seront devant leur TV plus pour un un show médiatique que pour le programme des candidats.

Les Français et la politique. Vaste débat à lui seul, nos concitoyens en parlant surtout pour dire qu'ils en ont marre. Et de la politique et des personnages politiques. Certains ne regarderont le débat de France 2, ce soir, que pour les petites phrases, attendant quelques accrochages, paraissant spontanés mais préparés depuis des jours, par les cabinets de chacun des sept candidats.

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Depuis quelques heures, les Français veulent connaître la couleur du décor, l'espacement entre les pupitres, le tirage au sort de l'ordre de parole et spéculent sur la couleur des costumes des hommes et, surtout, celle du chemisier ou de la robe de la seule femme Kosciusko-Morizet. A côté de David Pujadas, présentateur star de la chaîne publique, Jean-Pierre Elkabach (Europe 1) ne devrait pas trop titiller Alain Juppé sur son âge, lui qui, pourtant, aime bien pousser ses interlocuteurs dans leurs derniers retranchements. A 79 ans, il serait mal placé pour envoyer les politiques à la retraite. En fait, ce débat ressemblera surtout à une émission TV. C'en est une ! Les candidats devront montrer leur talent et cinq d'entre-eux seront éliminés ! Il faudra juste attendre dimanche pour connaître le nom des deux repêchés ! Les téléspectateurs ne taperont pas "1" ou "2" mais glisseront un bulletin dans l'urne.

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Autre similitude avec certaines émissions TV, les envolées lyriques et les "insultes" !. Un cran au-dessus de l'accrochage et, là, ce n'est souvent pas préparé. Si Juppé, Sarkozy et Fillon semblent être bien placés pour se disputer les deux tickets pour la finale de la primaire à droite et au centre, les autres pourraient avoir la défaite amère. Nathalie Kosciusko-Morizet pourrait, sur la lancée du deuxième débat, aller "chercher" Sarkozy qui, du reste, devrait être la cible principale de ce débat. Un "Poisson" n'ayant plus rien à perdre pourrait sortir des cartouches, pas forcément très républicaines alors que Copé, qui n'a pas digéré son petit pain au chocolat, parait le plus dangereux dans ce cas de figure. Le Maire, sans doute le plus déçu par les sondages actuels, a deux choix. Jouer sa carte à fond, quitte à se griller de tous.

Débat pour la primaire à droite: la saison des marrons chauds !

Ou jouer l'après-présidentielle en montrant au futur Président de la république, quel qu'il soit, qu'il peut "donner" ses voix entre les deux tours et se positionner pour Matignon ! Les petites pestes de séries de télé-réalité le montrent: le calcul fait partie de l'humain.

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Plus qu'un débat, ce jeudi 17 novembre il s'agit d'une émission télévisée, millimétrée, pour que le téléspectateur, nous dit on, puisse non seulement voir celui qui parle mais également celui qui prend les coups. Sans oublier que nous sommes en pleine saison des marrons !

Une primaire à droite pour remplacer... Hollande, le maillon faible

Avec 5,6 et 2,9 millions de téléspectateurs pour les deux premiers débats, la politique n'a pas fait de "carton" même si, pour le second, i-Télé en pleine grève a fait chuter le score de BFMTV en n'apportant que 410 000 points dans la corbeille de la mariée. Ce soir, on en est sûr, les 7 candidats voudront prouver leur incroyable talent, les maillons faibles seront éliminés, nous sommes sûr que personne ne voudra se marier au premier regard... parce que tout le monde veut prendre sa place. Hollande est prévenu. Par contre, en politique, divorcer avant le mariage est quelque chose non seulement concevable mais assez courant. Emmanuel Macron l'a encore prouvé cette semaine. On ne sait pas plus de cadeaux en politique, qu'en télé-réalité. On le verra ce soir.

Jeudi 17 novembre 2016, Primaire, le débat décisif, France 2: 20h55. #Primaire de la droite #Débat France 2 #Télévision