Il avait promis qu’il restreindrait le nombre de ses tweets, et s’exprimerait de manière plus présidentielle. Mais voilà, c’est plus fort que lui. #Donald Trump, qui veut être reçu par Sa Majesté la reine Elizabeth (peut-être pour proposer un plan de rafraîchissement de la décoration intérieure de Buckingham Palace, qui entrera en lourde rénovation, selon les critères de son duplex en la Donald Trump Tower de NYC), a encore twitté. Pour dire que ‘’Beaucoup de gens aimerait voir @Nigel_Farage représenter la Grande-Bretagne en tant qu’ambassadeur auprès des États-Unis. Il ferait un superbe boulot !’’. The Donald n’en fait qu’à sa tête, tout seul, aux petites heures, sans qu’un aide puisse consulter les travaux du bureau de la traduction de l’Union européenne quant à l’adaptation de la terminologie anglo-américaine vers le King’s English ou le Code de rédaction interinstitutionnel (Europa>Office des publications).

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Nigel Farage, fondateur de l’Ukip, parti ayant refusé de s’allier avec le Front national (considéré encore trop antisémite), eurosceptique, nationaliste et ultra-conservateur, ne saurait représenter la Grande-Bretagne, mais le ‘’Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord’’ (seule appellation officielle, abrégée en ‘’Royaume-Uni’’). Et puis quoi encore ? ‘’Eh, François, ça va avec ta Julie ? Dis, tu ne peux pas m’envoyer la #Marine Le Pen à ton ambassade, elle a l’air gironde…’’ (adaptation libre d’un tweet de Donald Trump que Melania Trump a pu intercepter et supprimer à temps…).

Serrer la pince à Sa Majesté

Croyez-le ou non, Donald Trump a déjà passé un coup de bigophone à Theresa May pour lui exprimer son souhait de venir serrer la pince à Sa Majesté Her Gracious Queen.

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Dans ce cas, on passe par The Lord Steward, Master of the Household, ce que chacun sait, même à Landerneau, Clochemerle, Claquebue, Champignac, et Pellouailles-les-Vignes. Inutile de vous dire Downing Street et Whitehall (FCO, Foreign Office) ont sèchement réagi. Sir Kim Darroch restera au 3100, Massachusetts Avenue, Son Excellence Matthew Rycroft demeurera aux Nations unies. Nigel Farage, qui cherche un peerage (un siège aux Lords), se contenterait du poste, l’a fait savoir, mais Downing Street a déjà écarté ses offres de truchement auprès de The Donald. Stop the trolling ont retwitté les sujets de Sa Gracieuse. Plus qu’un crime de lèse-majesté, c’est un impair, une bourde, une bévue… Déjà, Donald Trump avait convié le héraut du Brexit à Jackson (Mississippi) en août, puis en sa demeure de New York dès le soir de son élection. Tandis que Mrs May avait dû poireauter au téléphone que d’autres chefs d’États aient fini de féliciter le President elect. On vit Farage au balcon du 21e étage en train d’en griller une et s’envoyer son favori, un cappuccino Martini, derrière sa cravate blanche à losanges rouges (The Donald s’en passe quand il reçoit).

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Sa Majesté a fait laisser entendre qu’elle pourrait recevoir Trump dans le courant de l’été prochain (mais elle pourrait préférer abdiquer d’ici là ou répondre qu’elle ‘’a piscine’’ à Balmoral), si, et seulement si, bien évidemment, Mrs May en convenait. The Donald n’est pas déjà persona non grata au Royaume, mais s’il continue ainsi à en prendre le chemin, sa demande de visa touristique pourrait être refusée. Voici quelques jours, dans Présent, Marine Le Pen avait claironné « Trump a mon numéro » (de téléphone, pas d’Auguste), tandis que François Hollande ne l’aurait pas. Moi aussi (j’ai les deux, mais je leur téléphone en numéro masqué), moi non plus (je préfère passer par celui de #Julie gayet). Mais je n’en parle à personne et cela doit rester strictement entre nous. Ne faites surtout pas tourner. Mais commentez ci-dessous et recopiez ‘’Allez, Donald, @realDonaldTrump, un bon geste, Marine Le Pen se languit, dépérit, envoie-lui un SMS !’’. Ce qui serait sympa, c'est de lui conférer un diplôme honoris causa de la Trump University, pour son action de défense des animaux aux côtés de Brigitte Bardot...