Le #Morandini Gate, comme ont eu plaisir de l’appeler les internautes, a éclaté cet été et a tenu en haleine les commentateurs médias pendant plusieurs semaines. Sans rentrer dans les détails bien connus de cette affaire, l’animateur télé et blogueur médias Jean-Marc #Morandini a été mis en examen pour corruption de mineur et corruption de mineur aggravée pour utilisation d’un moyen électronique. Dans cette histoire de faux castings, au détails graveleux, les assignations en justice ont fusé en tous sens. Lors d’une conférence de presse ovniesque, Jean-Marc Morandini a révélé que derrière toute cette campagne de dénigrement se cachaient deux autres animateurs télé, Marc-Olivier Fogiel et son ami Matthieu Delormeau.

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Depuis, l’animateur évincé de son trône sur Europe 1 a trouvé refuge sur iTélé, ce qui a largement contribué à la grève sans précédent qu’a connue la chaine. Mais au final, où en est la justice ? Aujourd’hui, celui qui vient remuer le couteau dans la plaie est JMM himself. Il annonce sur son blog porter plainte contre un twittos anonyme.

Il porte plainte contre un utilisateur de Twitter

En gros titre, sur son blog, Jean-Marc Morandini révèle le nom de celui qui a utilisé les pseudos «Whorandini», «JW_Worandini» ou encore «The Whorandini». Il indique avoir eu accès à l’identité de l’internaute par ordre de justice, car malgré les suspensions successives, il continuait à diffuser des informations personnelles, des photos volées et tenait des propos injurieux. S’il est vrai que ces comptes parodiques accablaient l’animateur, l’auteur des tweets se défend de n’avoir jamais diffusé de photos volées.

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Il s’agissait de photos provenant d’articles de la presse people. Via un communiqué de son avocat, Me Vallat, on apprend que l’internaute porte lui aussi plainte pour usurpation d’identité numérique et menaces par courriel. Dans une capture d’écran fournie par le twittos, on peut y découvrir les menaces de la part de Patrick Klugman, avocat de Jean-Morandini : « Ceci est un premier et dernier avertissement, cessez immédiatement vos agissements (…) M. Morandini m’a donné mandat pour lancer contre vous une procédure (…) ; celle-ci vous coûtera extrêmement cher et vous en sortirez perdant. Vous êtes donc prévenu. » « Vous le regretterez », termine-t-il son message, en guise de menace, s’il ne supprime pas le contenu négatif. Oui, mais voilà, Me Klugman n’a jamais envoyé ce message. D’où la plainte pour menaces et usurpation d’identité. Voila qui fait tâche dans un dossier où Jean-Marc Morandini est déjà soupçonné d’utiliser des pseudonymes pour arriver à ses fins. Le tweetos en question a également ouvert une page sur une plateforme de crowdfunding afin de payer sa défense.

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Avec 31 donateurs, il a déjà récolté 586 €. Les noms utilisés par les donateurs rappellent quelques uns des ennemis de l'animateur, éléments de l'affaire ou personnes concernées dans le scandale : Daniela Lumbroso, Faucon Mineur, MarcO Fogiel, Catherine Leclerc, Chameroy, etc.

Jean-Marc Morandini n’a toujours pas porté plainte contre Marc-Olivier Fogiel

Cet anonyme qui a relayé des messages peu glorieux n’est pas le seul à avoir reçu du courrier. Le comédien Laurent Artufel, ex-chroniqueur de Jean-Marc Morandini a, quant à lui, reçu une mise à demeure pour ses retweets insultants. S’il est évidemment compréhensible de ne pas se laisser faire lorsqu’on est insulté sur les réseaux sociaux, ce qui est un peu plus étrange c’est d’intenter des procès de ce type, alors que les plaintes les plus importantes n’ont jamais été déposées. En effet, tout l’argumentaire de défense, clamé théâtralement par Jean-Marc Morandini lors de sa conférence de presse cet été, reposait sur le fait que Marc-Olivier Fogiel et Matthieu Delormeau avaient manigancé tout ce scandale. Pourtant aucune plainte n’a été déposée à ce jour. Par contre, les deux amis ont, quant à eux, bien attaqué Jean-Marc Morandini au tribunal de Nanterre pour non-respect de la vie privée.