Talentueux, repoussant ses limites, le pianiste Nicolas Horvath est la preuve qu’un travail acharné paie. Pianiste passionné, il ne recule devant aucun projet, même les plus fastidieux. 11 heures, 40 heures, il défie les lois du sommeil pour exprimer sa passion. Rencontre. Passage de l’Odéon, cœur du Quartier Latin. Dans un salon de thé typiquement parisien, Nicolas Horvath raconte son parcours de musicien classique, de ses études à Monaco à la Philharmonie de Paris. « Je ne prenais pas la #Musique au sérieux jusqu’à mes 14 ans. Tout a basculé le jour où Lawrence Foster, alors chef d’#Orchestre de l'Orchestre de Monte-Carlo était présent lors d’un examen de #piano. Il m’a obtenu trois fois une bourse pour travailler aux Etats-Unis de mes 16 à mes 18 ans. Grâce à cette expérience, je me suis découvert un réel intérêt pour le piano. », explique-t-il, nostalgique.

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Arrivé à Paris à l’âge de 20 ans, il définit ses dix premières années dans la capitale comme « difficiles ». Découragé par ses professeurs de piano, il doute. Toutefois, il rencontre un certain succès avec ses compositions électroacoustiques mais jamais ne laisse tomber le piano.

En 2007, il perd sa grand-mère maternelle et décide de s’inscrire à un concours international de musique classique, sans l’aide de personne. « Je n’y allais pas pour gagner, j’avais simplement besoin d’exprimer un mal-être. », indique-t-il. Contre toute attente, il remporte le premier prix. S’ensuit alors 18 mois glorieux, où il décroche la première place à sept concours sur onze participations. Via ces victoires, il se met à travailler avec de grands maîtres, comme le chef d’orchestre Philippe Entremont et le pianiste Leslie Howard ou Oxana Yalbonskaya.

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Nicolas Horvath voit ces rencontres comme un tournant majeur dans sa vie professionnelle, « A ce moment-là, j’ai commencé à travailler plus en profondeur car j’ai eu la chance d’avoir des mentors qui ont cru en moi. »

Le succès musical au bout des doigts

La réussite est également au rendez-vous les années suivantes puisqu’en 2011, il se lance dans un projet discographique autour du Christus de Franz Liszt. La critique est dithyrambique, le public est conquis, la rupture de stock est rapide. En parallèle, il réalise plusieurs prouesses comme jouer l’intégrale du pianiste d’Erik Satie en enchaînant six concerts dans la même journée à Perpignan et le jour précédent en un seul et unique concert à Honfleur. « A mes yeux, mon premier grand succès date de 2011. C’était ma première intégrale de Philip Glass au Collège des Bernardins à Paris à l’occasion de la Nuit Blanche. Plus de 2 000 personnes sont venues m’écouter. A la suite de ça, le label Naxos m’a contacté pour savoir si j’étais intéressé pour sortir cette intégrale avec eux. J’ai à l’heure actuelle publié cinq volumes. Nous travaillons également sur une intégrale d’Erik Satie et sur de la musique estonienne. », ajoute-t-il.

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Consécration lors de la Nuit Blanche 2016. Durant 11 heures consécutives, il effectue un marathon musical à la Philharmonie de Paris en reprenant l’intégrale de Philip Glass. A cette occasion, il fait l’objet d’une vidéo promotionnelle intitulée Philip Glass Glassworlds Series "Morning Passages", réalisée par le jeune réalisateur à succès, Lancelot Mingau. 2017 sera également une année très riche puisqu’il a pour projet de donner plusieurs concerts à l’international. Prochain rendez-vous lors des 80 ans de Philip Glass au Carnegie Hall de New York où il donnera à nouveau une intégrale Philip Glass le 30 Janvier 2017, le concert le plus long n'ayant jamais été donné par un seul pianiste dans cette salle mystique. Nous avons hâte d’y être !