"Des milliers de messages sur les réseaux sociaux me demandent de dire la vérité sur l'affaire #Saad Lamjarred", écrit le blogueur spécialiste de la télé-réalité #Jeremstar sur son site. Alors Jeremstar s'est exécuté et a "révélé" le nom et quelques photos de "la fille qui a déposé plainte contre Saad Lamjarred pour viol". "La fille" en question est traquée depuis l'arrestation de la star marocaine à Paris et sa mise en examen pour "viol aggravé et violences volontaires aggravées". 

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Plusieurs candidates de télé-réalité ont littéralement été "accusées" d'être la victime présumée, après que Maeva Anissa ait cru bon de révéler quelques indices sur "la fille qui a porté plainte".

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Soupçonnées d'être coupable d'avoir porté plainte contre une star internationale, ces candidates de télé réalité se sont d'abord rejetées la faute, avant de prendre fait et cause pour Saad Lamjarred aussi soutenu par le Roi du Maroc qui paierait sa défense selon la presse locale : "cette accusation fait souffrir beaucoup de monde" expliquent en coeur les candidates qui souhaitent que la présumée victime "retire sa plainte".

Identité de la victime présumée de Saad Lamjarred révélée, lynchages et menaces sur les réseaux sociaux

"Des victimes présumées ont vu leurs comptes Twitter et Instagram envahis par des messages d'une extrême violence à leur encontre" peut-on lire dans un article du Huffington Post Magreb, précisant que se trouvaient parmi les messages des menaces de viol. Passées du statut de "coupable d'être la victime présumée" à celui de harceleuse en nommant d'autres candidates et en accablant celle qui a porté plainte, ces victimes collatérales de l'affaire ont-elles réagi sous la pression des réseaux sociaux ?.

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L'une d'entre elles présente lors de la soirée précédant le crime supposé, a même cru bon de "se confier" à Jeremstar, en décrivant la victime présumée comme "très proche" du chanteur, "en admiration" même, et souhaitant comme il se doit que celle dont le nom circule désormais sur tout le web, "retire sa plainte". Jeremstar a depuis flouté les photos de la jeune femme et remplacé son nom par ses initiales, malheureusement comme il l'affiche fièrement sur son compte Twitter, son article dénonciateur a été vu "plus de 300 000 fois en 12 heures".

De ces lynchages publiques, de ces "révélations exclusives" sur l'identité d'une présumée victime, de cette inversion de statut entre présumée victime et présumé coupable, la presse française ne dit rien ou presque, pourquoi ? Il faut lire l'article de Salma Khoudja sur le Huffington Post Maroc pour voir apparaître les termes de "harcèlement", "lynchage" ou encore "slup shaming" dans cette affaire. #Secret Story