Nous avons enfin une conclusion à la première saison de Westworld ! Débutée en octobre 2016, la série proposée par HBO est une véritable pépite dans notre univers télévisuel. Aussi esthétique que Game Of Thrones, elle lie Far-West et science-fiction. Certes, le thème principal est assez commun depuis Blade Runner puisqu’il s’agit de l’apparition de la conscience chez un être créé artificiellement. Mais voilà ce qui est nouveau : l’intrigue se déroule dans un gigantesque parc à thème qui a pour attraction des robots aussi proches de l'homme qu'il est possible de l’être, faits de chair et de sang. Ils évoluent dans des scénarios préétablis dans lesquels les visiteurs peuvent vivre une aventure plus vraie que nature et jouer, en grandeur réelle, à faire la guerre, ou à aller contenter leur appétit sexuel dans des bordels.

Publicité
Publicité

Un jeu, dont les jouets sont ces robots - appelés les hôtes. On leur efface la mémoire tous les soirs et ils revivent leur scénario tous les matins. Outre les images magnifiques de désert américain, et ceux froids et spatiaux des laboratoires, la bande-son joue également un rôle essentiel dans cette série. L’ambiance est créée. Une ambiance ici assez malsaine car le spectateur se retrouve dans la position du visiteur du parc : voyeur un peu pervers se délectant de l'aventure tout en se posant des questions sur sa propre humanité.

Un épisode riche en révélations (SPOILERS)

C’est simple : on s’est fait avoir. On s’attache aux personnages, à la relation naissante entre Dolores (Evan Rachel Wood) et William (Jimmi Simpson), aux tentatives d’évasion de Maeve (Thandie Newton), et on est entrainé dans cette aventure comme les visiteurs du parc.

Publicité

Mais depuis le début, les scénaristes nous trimballent sur trois timelines différentes, à travers les hallucinations et les plongées dans le passé de Dolores. Au final, William l’homme pur se révèle être le dangereux homme en noir (Ed Harris), Ford (Anthony Hopkins) avait continué les travaux d’Arnold depuis le début, et Dolores - qui est également Wyatt - a trouvé le centre du labyrinthe, qui n’est autre que sa propre conscience. On apprend aussi que Bernard est le sosie d’Arnold, et que les désirs d’évasion de Maeve ont été construits de toutes parts. En bref, une tonne d’informations que nous avons encore du mal à digérer ! #westworld nous a effrayé, nous a fait espérer, nous a interrogé, pour exploser en un final grandiose. Fini le temps pour les visiteurs de jouer en mode facile, un tout nouveau scénario est en place : « la naissance d'un nouveau peuple et les choix qu’il va avoir à faire ». Les hôtes sont désormais conscients, et dangereux.

A quand la suite de Westworld ?

Patience ! Avant de savoir comment la rébellion est gérée par le parc, il va falloir attendre 2018.

Publicité

En effet, la qualité d’une série comme Westworld nécessite du temps et de l’argent. En attendant, on peut aller regarder de nouveau tous les épisodes en essayant de comprendre la chronologie tordue de la série et, peut être, spéculer sur l’avenir. Une belle découverte en tout cas pour cette fin d’année, et un incroyable succès pour HBO. Westworld, une série qui n’a pas fini de nous faire réfléchir, et qui nous a laissé en suspens dans un bain de sang. Mais comme c'est si bien dit, « Ces plaisirs violents ont une fin violente ».

#épisode #Séries TV