L'opération serait risqué (en anglais, enfin, britannique, un peu choquant, limite indécent). #Melania Trump a-t-elle l'intention de lancer une ou des marques pour des lignes d'accessoires, de chaussures, de bijoux, cosmétiques, parfums, produits de soin de peau, &c. ? Le libellé des conclusions de son avocat, Charles Harder, qui poursuit Mail Media, éditeur des Daily & Sunday Mail, devant la Cour suprême de l'État de New York le suggère. Avoir laissé entendre, même en qualifiant l'allégation de très incertaine et non confirmée, que Melania Trump aurait pu se livrer à la prostitution mondaine, en ayant été escorte, endommagerait l'image de la Première dame.

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Ce qui la prive d'opportunités d'affaires s'élevant à des millions de dollars alors qu'elle sera, durant le mandat de #Donald Trump, "l'une des femmes les plus photographiées au monde". Elle dispose d'une opportunité exceptionnelle, unique, qui n'advient "qu'une fois dans une vie" de lancer une marque commerciale largement déclinée. Les produits envisagés sont même listés. D'où le montant des dommages et intérêts demandés : 150 M$.

Prétentions exagérées

Il n'est pas sûr que Melania Trump & Co. ait vraiment l'intention de lancer sa propre marque. Sa notoriété est beaucoup faible que la réelle Première dame, Ivanka Trump, sa belle-fille. Laquelle s'était tôt lancée dans les affaires (douteuses aussi, au Mexique) avec Ivanka Trump Fine Jewelry, disposant d'une surface de vente dans la Trump Tower et d'espaces dans divers magasins, en particulier dans les pays musulmans non visés par le récent décret de son père, contesté par des magistrats.

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Elle a depuis prospéré dans la mode, la maroquinerie, le soulier, les accessoires… Mais divers de ces produits, sinon tous, ont été boycottés depuis la campagne électorale paternelle et plusieurs grandes chaînes de distribution les ont retirés des rayons tout simplement parce qu'ils ne se vendaient plus assez. Dans ces conditions, lancer des marques Melania Trump serait et risqué, et risqué. Richard Painter, qui officiait auprès de George W. Bush, s'est étonné qu'une Première dame, pour la première fois dans l'histoire de la Maison blanche, puisse envisager de saisir une telle opportunité "n'arrivant qu'une fois dans une vie" pour faire "une masse d'argent". Richard Painter considère aussi que les relations maintenues entre le président et la Trump Organization viole une disposition constitutionnelle interdisant aux présidents de recevoir des cadeaux de la part de souverains, chefs d'États ou gouvernements étrangers. Risqué aussi car, même si elle en serait capable, Melania Trump ne serait guère crédible en tant qu'inspiratrice supervisant des stylistes.

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Elle se montre particulièrement effacée et depuis le Penelopegate, elle a été comparée à Penelope Fillon (certes pas pour ses tenues vestimentaires, mais pour son attitude, voire sa physionomie estimée parfois résignée, son ixième rôle dans la campagne de son époux ou son statut à la Maison Blanche). Elle n'a d'ailleurs démontré aucune appétence pour les affaires, contrairement aux précédentes épouses de The Donald. Le procès intenté à New York fait suite à un non-lieu décidé par un tribunal du Maryland pour des motifs de poursuites similaires, visant Mail Media. Mais c'était avant l'élection. L'actuelle action judiciaire met aussi en avant que la réputation de Melania Trump a été à tort entachée et que cela limite son aura de Première dame. Pour le moment, Melania Trump continue de résider à New York et non à la Maison Blanche où très peu de personnel a été embauché pour la seconder dans ses tâches représentatives. Divers postes restent encore à pourvoir. #François Fillon