Le mois dernier a fait enregistrer une nouvelle hausse de la mortalité sur les routes de France. Les axes de l'hexagone ont été malheureusement témoins de la mort de 304 personnes. Un chiffre en augmentation du 3,8% par rapport à la même période de l'année dernière (en 2013 il avait été 293) communiqué par le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, en citant l'Observatoire national interministériel de la Sécurité routière (ONISR). Des nombres qui doivent faire réfléchir surtout parce que démontrent une tendance qui porte les morts de la première partie du 2014 à 1529, 112 de plus du total de juin 2013 et une mauvaise nouvelle qui s'éloigne encore de la barre des 3 000 victimes qui avait été fixé par le président Nicolas Sarkozy comme objectif de la fin de son quinquennat en 2012.

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Les données irritent Chantal Perrichon, présidente de la Ligue contre la violence routière et appellent aussi des résolutions politiques en poussant les autorités à faire un bilan des mesures déjà appliquées. Si la baisse de la vitesse sur le réseau bidirectionnel à 80 km/h (au lieu de 90 km/h) est pour l'instant seulement en voie d'expérimentation sur deux ou trois tronçons par département, le ministère des transports hésite encore à prendre des mesures qui pourraient irriter les automobilistes.

Soucieux de ne pas froisser une bonne partie de l'électorat, le gouvernement incite les usagers de la route à la vigilance et à la prudence, pendant la grande période des vacances d'été en rappelant l'augmentation des opérations de contrôle et en sollicitant par conséquence le bon sens des citoyens.

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La prochaine occasion de test? Le long week-end du 14 juillet quand la présence des gendarmes et policiers sur l'ensemble du réseau routier et autoroutier sera de près de 15.000 unités. Avec l'œil à la route, une oreille aux prévisions trafic de Bisons Futé et l'autre à la météo, en espérant que les appels à l'attention ne tombent pas dans le vide.

BN #Automobile #Société