Si la cote semble être aux catastrophes aériennes de la Malaysia Airlines, les catastrophes ferroviaires françaises, ne sont, du moins, pas en reste. L'année dernière (12 juillet 2013) a eu lieu l'accident de Brétigny-sur-Orge qui a provoqué la mort de sept personnes lors du déraillement d'un train sur une éclisse mal fixée. On a alors critiqué la vétusté des voies et du système ferroviaire français, déjà vivement contestés par les usagers et les travailleurs du rail.

Cette année, c'est la non moins spectaculaire collision entre un TGV reliant Tarbes à Paris et un train express régional (TER) faisant la liaison entre Pau et Bordeaux, le jeudi 17 juillet, que l'on déplore.

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Elle est survenue à la hauteur de Denguin, une petite commune proche de Pau (Pyrénées-Atlantiques). Le TER, circulant à vitesse normale, a percuté par l'arrière le TGV circulant à vitesse réduite, après l'avoir rattrapé. Cette catastrophe a fait 40 blessés dont quatre graves.

La question se posant désormais concerne l'accident lui-même. Comment est-il survenu ? Un feu rouge permanent serait en cause. Le système de signalisation était, justement, en maintenance. Ce qui aurait dû alerter le conducteur du TER, et l'inciter à rouler à vitesse réduite, comme l'a fait le TGV qui le précédait. Il roulait à 30 km/h, conformément à la procédure, alors que le TER, lui, circulait à la vitesse de 90 km/h. Au total, les deux trains transportaient 238 passagers.

"Y a-t-il eu une erreur technique, doublée d'une erreur humaine ? Rien ne permet de le dire." a affirmé Frédéric Cuvillier, le secrétaire d'État aux Transports qui s'est rendu sur place.

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Celui-ci a toutefois précisé que l'accident était bien différent de celui de Brétigny, car la voie n'y est pas mise en cause. Trois enquêtes ont été ouvertes pour déterminer les causes exactes de l'accident. Une enquête approfondie, dirigée par un organisme d'investigation indépendant (le BEATT, Bureau d'Enquête sur les Accidents de Transports Terrestres) saisi immédiatement, l'enquête dirigée par la #SNCF et l'enquête judiciaire. #Société

La SNCF a mis en place un numéro vert, le 0 800 130 130 à destination des familles et des proches des voyageurs.