Il en est des situations comme il en est des menteurs : plus c'est gros mieux ça passe! Le Sud est une terre sèche, très sèche même, et parfois elle a des relents de grand "Erg" caillouteux. Il est un évévement qui tend a devenir répétitif : celui du débordement très rapide des eaux qui peuvent transformer un paysage idyllique en paysage ravagé et méconnaissable. Cependant je puis l'attester la main sur le coeur, j'ai connu ces temps ou l'eau du ciel et celle de la terre se rejoignaient pour ne plus faire qu'un immense rideau nous couvrant d'un manteau détestable.

Ce que nous vivons n'est pas un cas isolé dans le temps, mais ressemble de plus en plus à une révélation du "mal-être" de notre planète qui s'exprime de plusieurs façons : d'un côté la sécheresse devenant chronique, et de l'autre des inondations répétitives de plus en plus dévastatrices et coûteuse tant par les vies cassées que par les dégâts financiers.

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Dans le déchainement des éléments auquel nous assistons quasiment impuissants, qu'il s'agisse, comme ici, d'inondations ou ailleurs comme un volcan se réveillant sans avertissement aucun, nous nous trouvons devant une équation qu'il ne nous est pas possible d'amener à son terme. Ces événements se précipitent et nous entendons parler de records en tous genres. Records de sécheresses, de pluies, de neige, etc... mais il serait peut-être temps de se poser les bonnes questions qui consisteraient à savoir pourquoi aujourd'hui ce qui nous étaient étranger hier?

Parce que l'homme a fait fi des avertissements continuels tendant à établir sa grande responsabilité dans la généralisation des dégradations thermiques de notre planète, parce que nos agissements tendent à nous prouver le déraisonnable de nos comportements inqualifiables et inconséquents; Parce que tout nous démontre notre incapacité à gérer un bien que nous méprisons, inaptes et inexpérimentés que nous sommes, nous nous mettons la nature à dos, et celle-ci nous interpelle de manière brutale.

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L'homme se voit, aujourd'hui, recevoir le fruit de son labeur destructeur, ayant agit contre lui-même de plein gré, non pas de manière sporadique mais de façon continuelle? Le dérèglement climatique du à la causticité de nos actions permanentes, le débridement de notre comportement mettent à mal le temps qui rugit tel un lion affamé rugirait dans la savane.

Peut-on faire face à ces irrévérences climatiques et éviter des désagréments aussi bien matériels que financiers? Nous pouvons imaginer l'agonie des compagnies d'assurances qui très vite vont se remettre à flots en indexant de nouvelles taxes visant à couvrir les prochains dommages.

Dans cette contrée spécifique ou l'eau se fait rare tout au long de l'année, il est remarquable de constater que des débordements de petits "rus", des ruisselets quasi inexistants, se transforment subitement en bêtes furieuses et impétueuses emportant tout sur leur passage. Ceci est du a une alchimie entre la terre séchée au soleil provençal, et l'eau qui ne peut pas pénétrer le sol et qui prend ainsi possession d'une surface rugueuse et hostile.

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C'est ainsi qu'en très peut de temps, là ou il n'était rien, l'eau devient l'ennemie de l'homme.

Qui est responsable de ces tragédies?

A chacun des drames survenant à la suite de ces débordements intempestifs s'élève une clameur : qui est responsable des dégâts et qui va payer? Les interventions financières s'alourdissent tout comme les invectives, mais le mal est fait et il va falloir panser les plaies douloureuses et faire l'estimation des biens a jamais détruits, perdus pour toujours.

Qui va payer? Les riverains peux scrupuleux de l'entretiens des berges dans la partie qui leur incombe, ou bien les élus qui n'ont pas la possibilité d'agir devant un accroissements des dépenses tandis que des coupes budgétaires gouvernementales rendent ces dernières impossible à gérer. l

Nous devons vite nous réagir sans plus tergiverser sur la culpabilité de l'un ou de l'autre, mais décider d'un commun accord que nous sommes tous coupables et qu'il est de notre devoir d'intervenir dans le présent afin de préserver le future de nos enfants. En agissant ainsi, nous garderons, "peut-être" les pieds au sec.

BN #Météo #Orages