Le mystère est dense et devrait retenir l'attention des autorités sur ces reconnaissances furtives des sites stratégiques du nucléaire français. Elles sont au nombre de 5 à avoir été la cible de drones espions vendredi 31 octobre de 19h00 à 00h00, sans que l'on puisse donner une identité aux initiateurs de ces vols.
Les centrales de Dampierre-en-Burly (Loiret), Penly (Seine-Maritime), Fessenheim (Haut Rhin), Flamanville (Manche), Saint-Laurent-des-eaux (Loire et Cher) ont été visitées aux moyens de drones, annonce l'AFP. La gendarmerie nationale a réservé ses commentaires sur le sujet accompagné du ministère de l'Intérieur. EDF a également émis des réserves quant à la probabilité de visite de drones espions.
Jeudi 30 octobre 2014 dans la soirée, la centrale de Penly et une autre dans le Tarn-et-Garonne avaient été la cible de ces vols non identifiés aux alentours de 21h00, qui n'avaient pas été interceptés. « D'autant qu'ils ne menaçaient pas directement » la sécurité de l'environnement, avait rapporté un représentant de la gendarmerie. 7 centrales nucléaires avaient déjà fait l'objet de survols pendant le mois d'octobre, des manifestations « sans portée véritable » selon EDF, mais qui interrogent les autorités sur la sécurité des lieux destinés à l'atome.
Le ministère de l'Intérieur a indiqué jeudi 30 octobre l'importance sans conséquence de ces survols « tous repérés », pour « la sécurité des sites qui ont la capacité de résister à des tremblements de terre à haute magnitude ou à des accidents d'avions ». L'approche par les airs au moyen d'appareils non identifiés, des centrales nucléaires est interdit dans une zone de 5 km et de 1000 m d'altitude au dessus des installations.
Le vice président de l'Assemblée nationale D. Baupin a demandé le 1er novembre 2014 « un encadrement sécuritaire renforcé des sites nucléaires français. Nul n'est capable aujourd'hui d'identifier qui sont les responsables de ces opérations, en remarquant que ces drones sont visiblement de catégories différentes à en juger par leurs tailles, survolant des sites en même temps sur des centaines de kilomètres environnant, en précisant qu'aucune garantie ne peut justifier les intentions des individus qui actionnent ces appareils.
Selon la loi une peine d'un an de prison ainsi qu'une amende de 75000 euros seront appliqués aux personnes survolant des sites nucléaires.
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