Le ballon AirParif volant au-dessus du parc André-Citroën dans le XVème arrondissement collecte des données sur l'état ambiant de l'atmosphère parisienne. Pendant 18 mois il a mesuré 7 jours sur 7 la présence de molécules polluantes. Les nouvelles sont loin d'être satisfaisantes en regard à la quantité de particules fines inhalées tous les jours: 100 000 à chaque inspiration. Vivre à Paris, c'est réduire votre espérance de vie de 6 mois.
Cette pollution persistante joue évidement un rôle important sur la santé des parisiens car son impact sur l'espérance de vie est évalué avec précision en référence à une étude APHEKOM (Amélioration de la Connaissance et communication pour la Prise de décisions sur la Pollution atmosphérique et la Santé en Europe) dirigée par l'Institut veille sanitaire. L'OMS s'étant prononcée en octobre sur ses caractéristiques cancérigènes, celle-ci aurait causé le décès en 2011 de 430 000 personnes dans des pays membres de l'UE, indique l'Agence Européenne de l'Environnement.

Les PM1 ces particules polluantes très fines et très toxiques sont analysées par l'appareil de mesure LOAC (light optical aérosol conter) qui se concentre sur les molécules nocives dont le diamètre est de < 1 µm (micromètre). Ce sont les particules les plus toxiques. Les autres de dimension supérieure à 5 µm s'accumulent dans la partie nasopharyngée, on constate également des molécules de 1 à 5 µm dans la partie trachéobronchiale. #Union Européenne #Cigarette

Ce qui caractérise les particules PM1 est leur propension à se diffuser directement dans les poumons avec la possibilité de se disperser ensuite dans d'autres organes corporels.

L'équivalent de 8 cigarettes dans une pièce de 20 m2

La multiplicité des particules comprises de 0,2 à 1 µm dans chaque litre d'air est 200 fois supérieure à Paris par rapport à la province. Au cours des 2 derniers grands pics polluants pendant les mois de décembre 2012 et mars 2014, on pouvait évaluer une quantité de PM1 de 5 à 15 fois supérieures à une journée ordinaire.
Le record est battu le 13 décembre à dix-huit heures avec 6 millions de particules très fines < 1µm par litre d'air (30 fois plus qu'une journée courante) rendant l'environnement comparable à celui d'un tabagisme passif en considérant la fumée produite de 8 cigarettes dans un local de 20 m2, la quantité moléculaire d'émanation étant similaire.