La tour Triangle a fait l'objet d'un scrutin ce lundi 17 novembre au Conseil de Paris dont les membres restent réticents à l'élévation de cet édifice pyramidal de 180 mètres, dans le XV ème arrondissement de Paris, porte de Versailles, prévu pour 2016. Ces opposants membres du parti des Verts, du centre et de l'UMP rejettent sa construction qui accueillera principalement des bureaux.
Une mise en œuvre initiée par B. Delanoë

La concertation des élus est le résultat d'un mécanisme dirigé depuis 2008 par le dernier Maire de Paris B. Delanoë. Celle-ci permettra la « désagrégation » de la passerelle orientée vers le parc des expositions, en lieu de construction du nouveau gratte-ciel.

Cette entreprise d'édification dirigée par la société Liparis (SCI Tour Triangle), permettra la construction au centre du parc des expositions (porte de Versailles) d'une pyramide contenant de bureaux pour 80 000 m² avec des infrastructures d'intérêt collectif pour une superficie de 5 700 m2 ainsi que des espaces ouverts au public. Il faut y ajouter 1 600 m² réservés à l'activité commerciale et à la réception, un atrium et un restaurant disposant d'une animation panoramique.
Le leader du groupe immobilier Unibail-Rodamco envisage d'investir 520 millions d'euros dans cet édifice monumental conçu par le célèbre cabinet architectural Herzog - de Mouron, créateur notamment de la Tate Modern (Londres) et du Nid d'Oiseau (Pékin).
Unibail-Rodamco est entre autre gestionnaire paritaire avec la Chambre de commerce et d'Industrie (Paris Île-de-France) de Viparis qui s'est engagé parallèlement à rénover entièrement le parc des expositions pour un montant de 500 millions €.
Les détracteurs en théorie majoritaires

Mais sa mise en œuvre rencontre une incertitude liée à l'opposition au projet de seize élus Verts dès le commencement, mais également de cinquante-quatre élus de l'UMP, de seize élus de l'UDI-MoDem, de D. Simonet du Parti de Gauche et de J.F Martins ex-MoDem. #Investissement #Loi

L'UMP et l'UDI, au début favorables au projet ont finalement revu leur position avec la campagne des élections municipales, dont la candidate UMP N. Kosciusko-Morizet était la candidate et qui a montré une réticence à l'élaboration de ce projet d'édifice « isolé ».
Cette coalition présente une majorité avec quatre-vingt-huit élus sur cent soixante-trois. Mais d'autres élus UMP donneront leur vote en faveur du projet, comme P. Lellouche.