Plus qu'un journal, un symbole international de l'information, Le Monde fête aujourd'hui ses soixante-dix ans d'existence. Une occasion importante pour revenir sur certaines données qui nous aident à comprendre l’évolution du globe au long des derniers trois générations de lecteurs.

Le Monde d'hier

Soixante-dix ans se sont écoulés depuis le 18 décembre 1944, jour de naissance de celle qui sera devenue une des voix les plus fortes de l'information en France. Difficile de prévoir à l'époque le lumineux futur qui attendait cette petite feuille imprimée, fondée à Paris par Hubert Beuve-Méry et diffusée pendant une époque compliqué et pas si récente que ça. Sept décennies pour une longue histoire racontée à travers les témoignages des grandes plumes de sa rédaction dans un livre qui vient de sortir chez Flammarion pour célébrer la ligne franchie. Un long périple tracé depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale jusqu’à l'actuelle présidence de François Hollande, en passant pour la Guerre d’Algérie, les années Mitterand et plein d'autres événements qui ont façonné le pays comme on le connait aujourd'hui.

Le Monde d'aujourd'hui

Le journal d'aujourd'hui a en tous cas très peu de ressemblances avec la première édition. Sous le nom de Le Monde gravite actuellement un groupe entier d'activités internationales, bien centré sur l’évolution des moyens de partage des informations numériques, avec son site et plusieurs activités en ligne. Une machine imposante, propriété du groupe Le Monde, appartenant depuis 2010 à trois entrepreneurs renommés comme Xavier Niel, Pierre Bergé et Matthieu Pigasse.

Le Monde a su se faire une place dans l'information online et relever avec succès le défi du passage au web. Touché par la dure crise qui afflige la presse écrite, Le Monde reste quand même un des piliers les plus solides du secteur. Sûrement une voix importante dans le panorama de l'information actuel, qui continue de subir des attaques importantes, comme le démontrent les mesures de répression de la presse adopté par le gouvernement d'Erdogan dans une Turquie pas si lointaine des frontières de l'Hexagone.

Et en tout cas une excellente raison de rompre avec la tradition international du french bashing, si les bonne nouvelles sur le cote du tourisme n’étaient pas encore suffisantes pour convaincre...