Selon le baromètre Opinion Way/CDSE-Axa Assistance, 74 % des 310 directeurs interrogés se sentent impliqués dans le problème de l’insécurité à l’étranger. Pour une mission d’une durée limitée à une période plus longue allant à plusieurs années d’expatriation, les sociétés qui dépêchent leurs employés hors de l’Hexagone sont de plus en plus fréquentes.
« En considérant la crise, nombreux sont ceux qui n’ont d’autres alternatives que de travailler à l’international, cependant leurs collaborateurs sont exposés alors à des dangers qui ne subsistent pas en France », énonce Alain Juillet président du CDSE (Club des directeurs de sécurité des entreprises). L’organe a édité mercredi 3 décembre avec Axa Assistance et Opinion Way un indicateur sur la sécurité à l’étranger des collaborateurs.

L’actualité internationale avec ses crises multiples, de Hong Kong à l’Ukraine en passant par la Guinée, la Centrafrique ou l’Irak, est-elle en cause ? Le fait est que d’après l’enquête, sur le pourcentage de responsables interrogés 74 % se sentent impliqués par l’interrogation de l’insécurité.

La probabilité d’accident plus présente que les attentats


Le terrorisme ne figure pas dans les premières causes d’inquiétudes des responsables. « Les sociétés présentent sur les secteurs à risque élevé sont moins nombreuses », précise Alain Juillet, ancien dirigeant d’entreprises privées, mais également de la DGSE. Celles qui dérogent à la règle sont plus souvent des groupes importants : Areva, Total, etc … Même si parfois des PME prennent leur direction, pour honorer entre autre des contrats d’approvisionnement.
Les directions sont plutôt préoccupées par des différends plus coutumiers, par 57 % des sondés : les accidents de la route avec pour 33 % des risques sanitaires. Afin de pallier à ces disconvenus, les entreprises ont mis en réserve un dispositif de contrat d’assurance hospitalisation/assistance afin de rapatrier et soigner les employés dans les régions où la qualité des interventions est insuffisante.

La crainte des accidents d’avion ou de train, les enlèvements, les attentats ou les agressions viennent plus bas dans la série. Si le Moyen-Orient et l’Afrique attestent de mesures de sécurité augmentées pour un minimum de 88 % des dirigeants, il ne reste que 59 % d’entre eux à le concevoir pour l’Amérique centrale et au Sud, 50 % pour l’Europe à l’Est et 53 % pour l’Asie.

Moins de professionnels dans la gestion de crise


Plus de 50 % des sociétés soumettent leurs employés à un encadrement spécifique au départ d’un déplacement, entre autre en leur décrivant les comportements à observer dans le pays en question. 61 % des responsables entrevoient également un contrat spécifique d’assistance à l’international. Cependant l’anticipation s’abrège là. Selon le sondage, le pourcentage de sociétés qui n’ont pas prévu de dispositifs de gestion de risque est de 79 %. Et une minorité a mis en réserve une nomenclature interne des zones à expositions pour 18 %, en synthétisant les informations de ministère des Affaires étrangères, de gouvernements et de sociétés d’expertise.