Au lendemain d'une attaque d'un commissariat de police par un sympathisant de l'Etat Islamique à Joué-Les-Tours, un nouveau drame s'est déroulé ce dimanche soir à Dijon. Un déséquilibré a délibérément foncé en voiture sur plusieurs personnes dans le centre de la ville. L'individu a d'abord percuté quatre personnes, avant de s'engager dans une autre rue pour en renverser sept autres. À l'heure actuelle, onze personnes ont donc été blessées, dont deux grièvement mais sans que leur pronostic vital ne soit engagé.

L'auteur des faits a tout de suite été interpellé par la police. Plusieurs témoins affirment que l'homme aurait crié "Allahou Akbar" ("Allah est le plus grand") en fonçant sur ses victimes, et aurait expliqué avoir agi "pour les enfants de la #Palestine" au moment de son arrestation. Âgé d'une quarantaine d'année, il "présente un profil de déséquilibré et serait suivi en hôpital psychiatrique", et serait également connu de la justice pour des faits communs remontant aux années 90. Il est actuellement en garde à vue, tandis que les deux autres hommes qui étaient avec lui dans la voiture n'ont pas encore été retrouvés.

L'appel de l'E.I suivi

L'enquête en cours devra mettre en lumière les véritables raisons de l'acte de cet homme (même si le Figaro annonce déjà qu'il aurait en premier lieu ciblé les forces de l'ordre), mais il est impossible de ne pas faire le rapprochement avec ce qui s'est passé hier à Joué-Les-Tours. Bertrand Bilal Nzohabonayo, âgé de vingt ans, s'était introduit dans un commissariat de police et avait blessé au couteau des policiers présents sur place, avant d'être abattu. Le jeune homme avait également crié "Allahou Akbar", ce qui laisse penser à un acte lié à l'islamisme radical et à l'Etat Islamique, d'autant plus qu'il avait posté une photo de Daesh sur sa page Facebook plus tôt dans la journée.

Les jeunes Français auraient-ils donc entendu les discours radicaux de l'Etat Islamique, qui prônent les fidèles à lancer des attaques sur les forces de l'ordre, les militaires, voire les civils? Il est indéniable que ces attaques, même si beaucoup sont quotidiennement déjouées, ne cesseront tant qu'une politique à l'encontre de celle de l'Etat Islamique ne fasse prendre conscience aux jihadistes potentiels la gravité de leurs actions. L'Union des Mosquées de France, elle, l'a bien compris en appelant dans un communiqué les jeunes "à ne pas se tromper d'ennemi ou de combat".