Mais que s'est-il passé ?

Cela s'est passé en ce mercredi 7 janvier 2015, en fin de matinée. L'immeuble de #Charlie Hebdo, ce journal reconnu pour utiliser pleinement sa liberté d'expression, et déjà sous le coup de menace, a été attaqué par plusieurs assaillants armés de kalachnikov qui ont ensuite pris la fuite, déclarant ceci en sortant, "nous avons vengé le prophète ! ", selon les vidéos et témoins cités par une source policière.

Un premier bilan très lourd !

On parle de 12 morts, dont les célèbres dessinateurs de Charlie Hebdo: Charb, Cabu, Wolinski et Tignous figurent parmi les victimes. Bernard Maris, économiste médiatique et chroniqueur sur France Inter, a également été tué. Huit autres personnes sont blessées, dont quatre grièvement et "dans une situation d'urgence absolue", selon Bernard Cazeneuve. Deux policiers ont également perdu la vie. L'un se trouvait en protection rapprochée à l'intérieur de la rédaction, l'autre arrivait en renfort à l'extérieur.

On compte également une dizaine de blessés, ayant des blessures "de guerre" selon certains médecins, dont quatre victimes "dans une situation d'urgence absolue".

Le plan vigipirate est renforcé 

Sur décision du Premier ministre Manuel Valls, le plan vigipirate a été élevé son niveau le plus élevé "alerte attentat" sur "l'ensemble de la région Ile-de-France". Cela implique un déploiement de près de 500 CRS et gendarmes en renfort à Paris. Des télégrammes ont également été envoyés auprès des préfets afin qu'ils prennent toutes les précautions nécessaires concernant les gares, les lieux de transport, les institutions cultuelles et publiques, selon les déclarations du ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve.

Une France indignée, mais solidaire !

L'évènement a suscité de vives réactions de toute part, notamment parmi la classe politique qui condamne massivement cet " acte d'une horreur inqualifiable ». En ce sens, Nicolas Sarkozy, ancien président de la République et actuel président de l'UMP lance un appel à tous les Français à « refuser la tentation de l'amalgame et à présenter un front uni face au terrorisme, à la barbarie et aux assassins ». Mais cela ne s'arrête pas la car de Paris à Bordeaux en passant par Toulouse, des manifestations s'organisent pour soutenir les journalistes et les proches des victimes de cet attentat, car « aucune cause ne justifie de tels actes », affirment certains manifestants indignés par l'horreur de cet événement, qui en ce début d'année met à l'épreuve la France et sont unité.  

Le président de la République, a également fait une déclaration officielle, dans laquelle il souligne la gravité des événements. Par ailleurs, il décrète une journée de "deuil national" qui aura lieu ce jeudi 8 janvier 2015."Rassemblons-nous", dit il, car la "liberté est plus forte que la barbarie".

Même si François Hollande déclare que toutes les mesures seront mises en œuvre, la suite des événements reste encore incertaine. Car nombreuses sont les questions, et principalement au sujet des assaillants qui n'ont toujours pas été retrouvés. Aussi, un numéro d'appel à témoins a été mis en place, afin d'aider les services de police a progresser dans leur enquête. Le voici : 08 05 02 17 17 #Gouvernement