Nul ne peut prétendre, au jeu truqué de la "roulette russe" de la C.G.T., ce qu'il va advenir de la succession de Thierry Lepaon, qui vient de prendre une retraite anticipée, poussée vers la sortie par ses petits camarades de jeux.

Aujourd'hui, dans un "casse-tête" phénoménal, tous se prennent la tête d'un air songeur, pleurant sur le sort du camarade Philippe Martinez, jeté à son tour. Le prétendant au trône n'offrait peut-être pas assez de garantie pour l'occupation du sommet pyramidale syndicaliste.

Waterloo morne plaine!

Pour Thierry Lepaon, il est exécrable pour un homme de tête, un homme de pouvoir, de prendre un camouflet de pareille envergure, camouflet porté par ses condisciples.

Il n'existe que peu d'alternative en ce jour où il est difficile d'obtenir une approbation collective, surtout après le peu de gloire dont est auréolé le règne « napoléonien » de feu le Secrétaire Général du syndicat. En réalité, pour obtenir le poste suprême, deux tiers des votes sont exigibles. A ce jour il n'en est rien et Philippe Martine, patron de la Fédération des Métallurgistes en 2012, n'obtient que 57% des adhésions, contre 41% de refus, et 1,5% d'abstention.

En désespoir de cause, les orchestrateurs de la grande parade syndicaliste mandate le même sieur Martinez de fédérer un Bureau. Où il y a de la gène n'est pas le plaisir, et le grand Syndicat au trône vacant n'hésite pas à jouer une partition dans le ridicule, afin que puisse sortir « la fumée blanche » du dessus du toit de la Fédération Syndicale en guise d'assentiment au nouveau « promu » enfin élu.

Lors de l'éventuel passation de pouvoir entre les mains de Philippe Martinez, selon « le Parisien » et « Les Echos », la puissante Fédération de la Santé n'a pas entériné la candidature de Philippe Martinez en tant que successeur à Thierry Lepaon. Un degré de jalousie probante ? Les actions liées au suffrage électoral de Philippe en témoignent fortement.

La cour convoquée se réunit prestement, mais il n'en ressort pas grand chose actuellement. Tous se bougent, s'interrogent et s'interpellent, recherchant qui sera l'heureux l'élu d'une Fédération malmenée. À cette heure, tous les prétendants demeurent dans le flou.

Il existe une fêlure profonde au sein même du Syndicat qui pourrait, tel un profond séisme, ou une lame de fond, venir provoquer une rupture fédérale entre les « pro » et les « anti » LePaon.

Une pareille élection, semblable à une joute musclée, risque encore de nous occuper quelque temps. #Élections