C'est le cœur gros, et endeuillée, que Paris s'est endormie hier, tant bien que mal. En cause, une fusillade au sein de la rédaction de Charlie Hebdo, qui a fait 12 morts et une dizaine de blessés. Ce matin, Paris s'est éveillée sous de nouveaux tirs… Dont nous ne connaissons pas la "raison" à l'heure actuelle.

8h19, un homme ouvre le feu au sud de Paris, à proximité de la porte de Châtillon. Une intervention de la police était alors en cours pour un accident de la circulation. Il blesse une policière ainsi qu'un agent de voirie. Peu avant 11 heures, nous apprenons le décès de la policière…

L'auteur des tirs contre des policiers municipaux est toujours en fuite actuellement. "Le procureur de la République va enclencher l'action publique de manière à ce que l'auteur de ce crime soit immédiatement identifié et puisse être arrêté", a déclaré le ministre français de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, qui s'est rendu sur les lieux de la fusillade.

D'après les premiers éléments de l'enquête, il n'y aurait pas de lien avec la fusillade survenue hier dans les locaux de #Charlie Hebdo.

Deux fusillades en mois de 24 heures

Pour rappel, hier, des hommes armés sont entrés par effraction dans les locaux du journal satirique Charlie Hebdo, alors qu'une réunion de rédaction rassemblant la plupart des membres du journal se tenait.

Ils ont fait feu, provoquant ainsi un réel massacre. 12 personnes furent tuées, une dizaine d'autres blessées.

Les suspects ont été identifiés. Il s'agit des frères Chérif et Saïd Kouachi, 32 et 34 ans, ainsi que Mourad Hamyd, âgé de 18 ans. Ce dernier, se sachant recherché, s'est présenté de lui-même à la police. Cependant, son rôle éventuel dans l'attaque n'a pas encore clairement été établi. Les deux frères, quant à eux, sont toujours en fuite, et sont considérés comme les principaux suspects. Ils se revendiqueraient de la branche irakienne d'Al-Qaida.

Cet événement a suscité la tristesse et l'indignation dans le monde entier, et un vaste mouvement de soutien et de solidarité s'est directement mis en place.

Cet attentat perpétré a non seulement ôté des vies, mais en plus, il s'agit là d'une attaque sanglante à la liberté d'expression.