«A tous les Juifs de France, tous les Juifs d'Europe, je vous dis: #Israël n'est pas seulement le lieu vers lequel vous vous tournez pour prier, l'Etat d'Israël est votre foyer», a affirmé le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou dans une allocation télévisée. Déclaration qui a irrité Manuel Valls. « La France sans les Juifs de France, ce n'est plus la France », a sèchement rétorqué notre premier ministre, présent à un meeting de commémoration samedi soir.

Il faut dire que la situation des Juifs de France se détériore. Les tueries perpétrées par Merah sont encore dans tous les esprits. Les meurtres ignobles perpétrés par Amedy Coulibaly sont une nouvelle pincée de sel jetée dans une plaie déjà béante. Le sentiment d'insécurité des Juifs de l'Hexagone est tel qu'en 2014, la France est devenu le premier pays d'émigration vers Israël avec 6600 départs. C'est la première fois depuis la création d'Israël en 1948 que l'Hexagone, qui abrite la troisième communauté juive du monde, occupe cette première place. On peut facilement imaginer le désarroi des familles quittant la France pour un pays sujet aux guerres, aux pluies de roquette et au racisme institutionnalisé. #Charlie Hebdo