Depuis la vague de froid qui s'est abattue en décembre sur la capitale et les autres villes, les médias de l'Hexagone n'ont de cesse de nous rabâcher et de relayer l'information inexacte que c'est le froid qui tue les sans abris, comme si c'était la seule raison. Oui, c'est vrai, le froid tue les sans abris durant les périodes de froid mais les sans abris meurent tous les jours et pendant toutes les périodes de l'année. Dans l'indifférence la plus totale.

On a pu entendre aux infos de 20 heures ou lire dans les journaux, qu'un SDF est mort de froid à Douai et que l'on dénombre sept morts de froid depuis le début de la période hivernale. Le sort des sans-abris ne nous intéresserait-il que quand le thermomètre descend sous zéro?

La réalité, c'est que des sans abris meurent tous les jours dans la rue et cela dans des situations parfois aussi atroces qu'inadmissibles.

Selon l'association « Les morts de la rue », on dénombre en 2014 plus de 425 mort de sans abris ou sans domicile fixe (SDF). Nous apprenons qu'il y avait parmi ces morts un sans abris en fauteuil roulant qui cherchait un endroit où dormir.

La cause principale des morts dans la rue reste la violence, ensuite viennent les suicides.

Mais il n'y aurait que 3 morts de froid sur 425 !

Toujours selon cette association, la moyenne d'âge des personnes sans abris qui meurent dans la rue est de 49 ans.

Un problème chronique d'hébergement 

Le problème majeur reste le manque de places dans des lieux d'accueils adéquats. Ce n'est pas faute des associations d'avoir dénoncé le problème à plusieurs reprises. Apparemment, le 115, débordé, a bien du mal à suivre pour répondre aux appels et aux besoins d'hébergements. Par conséquent, les personnes n'arrivant pas à le joindre par téléphone se découragent et restent dans la rue.

Alors, à quand une prise de conscience médiatique et gouvernementale de ce problème, qui dans une société démocratique ne devrait pas gêner et faire détourner les regards ?