Et nous voilà donc parti pour les #Soldes d'hiver. S'ils (car oui, contrairement à l'idée reçue, le terme est masculin) ont commencé le 2 janvier pour certains département limitrophes de la Belgique et du Luxembourg pour s'aligner sur les dates de ces derniers, pour la grande majorité de la France le jour J reste le mercredi 7. Les soldes flottants (2 semaines de soldes choisies par chaque commerçant à n'importe quel moment de l'année), qui avaient tendance à perdre le client, sont d'ailleurs abandonnés et on repasse à 6 semaines pour les soldes d'hiver au lieu de 5 ces dernières années Bonnes affaires en vue? Attention cependant. En effet, si la plupart des commerçants jouent le jeu, certains n'hésitent pas à faire de belles entorses a une législation pourtant très pointilleuse.

Trois points à savoir pour ne pas se faire rouler, ou du moins se faire rouler en connaissance de cause.

Soldes Vs coucous

Les coucous, en prêt-à-porter (ou "rataillons" dans le midi), ce sont des pièces invraisemblables, datant de plusieurs saisons, qui n'ont pas marché et que certains commerçants peu scrupuleux tentent de glisser discrètement dans leurs soldes pour tenter de les écouler. Rien de bien grave, nous direz-vous? Certes. Sauf que les soldes, selon la loi, ne doivent concerner que des articles de la saison en cours et qu'en cas contraire on doit étiqueter les dits coucous en "fin de série". Pour les repérer, c'est assez facile: si vous trouvez un débardeur ou un bermuda au milieu des soldes d'hiver par exemple, l'incohérence de votre trouvaille devrait vous interpeler. Par ailleurs, si, dès le premier jour, un article est proposé à -70%, restez vigilant. Après, rien ne vous empêche de les acheter. C'est le commerçant qui est hors la loi, pas vous!

Nouveautés soldées

Ce second cas de figure concerne surtout les grandes enseignes qui possèdent leurs propres usines. Toujours selon la loi française, les articles soldés doivent être en magasin minimum un mois avant le jour J. Pourtant, chez certains grands distributeurs du prêt à porter, on trouve pendant les soldes des portants entiers d'articles bradés qui n'étaient pas là quelques jours avant. Ce sont souvent de "faux soldes" fabriqués exprès pour l'occasion. Avec un problème majeur: ces séries sont souvent taillées à la va vite et dans un matériau de moindre qualité. Ici aussi, aucun problème légal pour vous si vous décidez de les acheter, mais ne perdez pas de vue que, malgré un prix très attractif, ces vêtements risquent de s'avérer mal coupés, peu résistants, de déteindre...Bref, de finir au placard, voire à la poubelle, après 2 ou 3 lavages.

Ni repris, ni échangé

La rumeur dit que la mention "ni repris, ni échangé" n'a rien de légal. Sur ce point là, malheureusement, la rumeur se trompe. Légalement, même en dehors des soldes, l'échange est un service et non pas une obligation et dépend donc du bon vouloir du commerçant. De même (c'est assez surréaliste donc peu appliqué) que... l'essayage! Inutile donc en cas de regret de venir clamer au scandale en menaçant de faire intervenir l'union des consommateurs. Les seuls articles que le vendeur est tenu de vous échanger sont ceux présentant un défaut de fabrication. Par contre, la mention "ni repris, ni échangé" doit être clairement affichée à la caisse ou dans le magasin. En cas de litige, privilégiez donc le sourire et la négociation, vos menaces seront sans effet, sauf celui de braquer le commerçant.

Bien sûr, la majorité des commerçants jouent le jeu. Mais il est toujours préférable de connaitre ces trois points avant de céder à l'achat compulsif. Car, comme pour les soldes, un consommateur averti en vaut deux, non?